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lundi 11 juin 2007

France : l’Etat des lieux

Dans la revue de l’Alimentation animale d’Avril, les différents sites de fabrication de biocarburants en France sont rappelés ainsi que les quantités produites pour la période 2008-2009.

Biodiesel (à partir du colza ou du tournesol):
- Compiègne (180 t, Diester Industrie),
- Verdun (200 000 t, Ineos + 3 coopératives : EMC2, Nouricia, Champagne Céréales),
- Le Mériot ( 250 000 t, SNC Lavalin en collaboration avec Diester Industrie)
- Sète (180 000 t, Diester Industrie)
- Fos-sur-mer (200 000 t, Acciona Energie + Compagnie du Vent)
- Boussens (40 000 t, Diester Industrie)
- Bordeaux (200 000 t, Port de la Palice)
- Montoir-de-Bretagne (200 000 t, Cargill en relation avec Diester Industrie)
- Grand Couronne (260 000 t, Diester Industrie)
- Coudekerque (150 000 t)

Bioéthanol :
- Lacq (180 000 t, maïs, AB Bioenergy)
- Le Mériot* (100 000 t, blé, Soufflet)
- Lillebonne (200 000 t, blé, Tereos)
- Origny (200 000 t, betterave, Tereos)
- Nesle (50 000 t, amidonnerie de blé, Amylum)
- Bazancourt (250 000 t, betterave et blé, Cristal-Union)
- Beinheim (100 000 t, amidonnerie de blé Roquette)
- Bétheniville (15 000 t , Cristal-Union)
- Provins (Blé, BCE)

* Note du blogueur : L’usine SMBE du groupe Soufflet sera finalement construite à Pont-sur-Seine

Revue de l'alimentation animale, n° 605, avril 2007

lundi 28 mai 2007

Agrosources 2008

Avez-vous entendu parler d’ AgroSources 2008 ?

Pour en savoir plus sur AgroSources 2008 : le site est ici

AgroSources 2008 est une manifestation au champ sur les agro-ressources, aussi bien à usage alimentaire qu’à usage non-alimentaire. Cette manifestation d’envergure nationale se déroulera les 11 et 12 juin 2008 à St Lupien (Aube) et vise une fréquentation de 15 000 à 20 000 visiteurs professionnels tels que : Agriculteurs, Eleveurs, Conseillers, Acteurs de l’agrofourniture et des filières, Acteurs des territoires, Etudiants, Médias.

On pourra y trouver des vitrines expérimentales, des stands exposants et différents ateliers techniques : Système de culture, Bilans des filières (Carbone, Gaz à effet de serre, Energie, Eau), Environnement, Débouchés des AgroRessources, Coproduits…

Les partenaires sont nombreux sur le projet : Arvalis – Institut du Végétal, le Cetiom, l’Institut Technique de la Betterave, l’Institut Technique du Chanvre, l’Unip, Cristal-Union, le Groupe Soufflet, nouricia, Scara, les Chambres d’Agriculture de l’Aube, de la Marne, de la Haute-Marne, et de la Seine-et-Marne ainsi que le Pôle de Compétitivité Industrie et AgroRessources Champagne-Ardenne-Picardie.

Un prochain article détaillera l’Atelier Coproduits de cette manifestation.

Pour plus de renseignements contacter Marie-Noelle Claude, Chargée de Projet à la Chambre d’Agriculture de l’Aube.

Source : La Lettre n°1 – AgroSources 2008

mercredi 23 mai 2007

Tereos carbure au bio

Le groupe Tereos a sifflé le coup d’envoi de ses 6 usines de bioéthanol.

L’usine d’Origny Sainte Benoite sera la première des 6 a rentré en fonctionnement (d’ici 2008). Cette usine produira du bioéthanol à partir de betteraves. Les coproduits fournis seront donc des pulpes, ces dernières devraient avoir une qualité similaire à celle des pulpes sortant actuellement des sucreries du groupe. Sur ce site, le bilan énergétique du bioéthanol sera encore amélioré par le procédé Pyrobio Energy + (pyrogazéification de la vinasse), dans le cadre du pôle de compétitivité Industries agro-ressources.

A Lillebonne (près de Rouen), Tereos lance une autre usine qui produira près de 300 000 m3 de biocarburant. Pour ce site la fabrication ne se fera pas à partir de betteraves mais à partir de blé. Des drèches sortiront donc du process, ces coproduits seront en concurrence directe avec les drèches sortant des usines champenoises : SMBE à Pont-Sur-Seine (10) et Cristanol à Bazancourt * (51).

Avec ses deux nouvelles unités, Tereos se situe maintenant au cinquième rang mondial des producteurs d’alcool-éthanol. Il demeure le seul producteur français (31 % des agréments) parmi les dix premiers producteurs mondiaux.

* dans sa deuxième phase dite « Cristanol 2 », car « Cristanol 1 » fonctionnera exclusivement à partir de betteraves

L’Union Economique du 24.04.07

jeudi 10 mai 2007

Les drêches de bioéthanol valorisables en alimentation animale

Comme il a déjà été écrit sur ce blog, ce ne seront pas moins de 5 nouveaux sites qui fabriqueront du bioéthanol en France d’ici 2010. Ces usines sont celles des Groupes Tereos, CristalUnion, Soufflet, Roquette et de Agengoa Bioenergy. Avec ces 5 sites, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drèches de blé et de maïs qui devraient être disponibles pour l’alimentation animale à terme (80% en drèches de blé et 20% en drèches de maïs).

Du fait de leur composition et de leur teneur en protéine (32-35% de la matière sèche), ces drèches, coproduits de la fabrication de bioéthanol, pourront remplacer une partie du tourteau de soja, du blé, du maïs voire des issues de blé (son, remoulage…). Comme chacun sait, les graines de céréales sont constituées de différents composants tels que protéines, amidon, sucres, matières grasses, minéraux or seuls les sucres simples sont utilisés dans le process de fabrication de l’alcool éthanol, le « reste » se retrouve donc dans la drèche, riche, de ce fait, en protéines, énergie, minéraux…

Bien que les drèches soient généralement déshydratées et granulées pour des raisons de transport et de conservation-stockage, certains fabricants envisagent d’en vendre une part sous forme humide pour des destination proches. Ces drèches humides (environ 70% d’humidité) peuvent être utilisées pour les élevages avoisinants, en bovin ou même en porcin qui peuvent l’incorporer dans la soupe.

Arvalis - Institut du Végétal a fait plusieurs essais sur animaux afin d’évaluer au mieux le potentiel des drêches de blé (Voir l’étude). La drèche étant un produit très hétérogène d’une usine à l’autre il faudra néanmoins corriger pour les différents sites de production (et les différents process utilisés) les valeurs nutritionnelles trouvées.


Perspectives Agricoles de Mai 2007

mardi 17 avril 2007

Moins d’énergie pour produire les biocarburants

En 2002, une étude menée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Direm (Direction des ressources énergétiques et minérales, Ministère de l’Economie et des Finances) et PriceWaterHouse Coopers donnait les bilans énergétiques des différents biocarburants en comparaison des bilans des énergies pétroles. Pour ce faire, l’étude avait établi le ratio suivant : énergie restituée sur l’énergie non renouvelable mobilisée. Pour en savoir plus sur la méthode utilisée, lire le compte-rendu de l’étude.

Pour la filière essence, l’essence « classique » obtenait un taux de 0,87, le bioéthanol un taux de 2,05 et l’ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether, mélange essence-bioéthanol) un taux de 1,02. Dans la filière diesel, le gazole obtenait 0,92, l’EMHV (Ester Méthylique d’Huive Végétale) de colza 2,99 et l’EMHV de tournesol 3,16. Les biocarburants obtenant les meilleurs ratios étaient l’huile de colza brute (4,68) et l’huile de tournesol brute (5,48).

Cette étude a été beaucoup commentée, souvent décriée. Les fabricants de biocarburants ont eu pour objectif premier d’améliorer ces taux au maximum afin de rendre la filière la plus écologique possible et ainsi mettre fin aux polémiques. Les nouvelles unités mises en place donnent apparemment de bien meilleurs ratios : on serait plus près de 3-3,5 pour le bioéthanol qui sortiraient des usines SMBE (Pont-sur-Seine) ou Cristanol (Bazancourt) avec des process plus modernes, plus économes en énergie.

Pour le biodiesel, un travail est effectué sur tous les postes, de la production à la distribution en commençant par la production de graines. En effet la fertilisation azotée représente 44% du taux énergétique et la mécanisation 18%. Les quantités d’azote actuellement mises dans les parcelles, sont fortement réduites et permettent à la filière de présenter de bien meilleurs ratios. Un point qui devrait aussi aller dans le sens d’une filière encore moins coûteuse en énergie : le remplacement futur du méthanol (d’origine fossile) par du bioéthanol dans la phase d’estérification du biodiesel.

Rappel : Diester est une marque commerciale du biodiesel.

D’après Réussir Céréales Grandes Cultures - avril 2007, « Moins d’énergie pour produire le Diester » et la présentation d’Alain D’Anselme, président du SNPAA au colloque Bioéthanol du 4 avril.

mercredi 21 mars 2007

Les Nouveaux Majors de l'Or Vert

En France, pas moins d’une vingtaine de distilleries ou raffineries se consacrent à la production de biocarburants. Un milliard d'euros sur trois ans vont être investis dans la construction de nouvelles installations. Ces géants de l’Or vert se nomment Tereos, CristalUnion, Roquette ou Soufflet, pour en savoir plus un article du figaro du 10.10.2006 sur le sujet.

Le Figaro – 10.10.2006 – Tereos, CU, Roquette, Soufflet les nouveaux majors de l’or vert.

mardi 27 février 2007

L’impact environnemental du développement des VANA* en Champagne-Ardenne

*VANA = Valorisations non alimentaire des agro-ressources

La Chambre Régionale d’Agriculture Champagne-Ardenne, l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Direction Régionale de l’Environnement Champagne-Ardenne et la CORPEP Champagne-Ardenne ont financé le Cabinet Labyrinthe pour une étude sur l'impact environnemental des VANA et plus particulièrement des biocarburants dans la région avec la mise en place des trois sites majeurs : SMBE (Soufflet) à Pont-sur-Seine, Saipol-Diester au Mériot et Cristanol (Cristal-Union) à Bazancourt.

Dans cette étude sont repris les objectifs de ces trois usines de biocarburants aux différentes échéances (2007, 2008, 2009). Les soles des cultures dédiées en Champagne-Ardenne sont également abordées ainsi que le problème potentiel de concurrence entre les surfaces dédiées à l’alimentaire et au non-alimentaire.

De plus les potentialités et développements nationaux et régionaux des VANA sont notées ainsi que les autres ressources qui devraient se développer dans l’avenir (ligno-cellulosique…).

le PDF de l’étude « Labyrinthe »