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lundi 9 février 2009

Inauguration de l’usine Diester du Mériot (Aube)

Après plusieurs mois de retard, l’usine Diester du Mériot (10) a été finalement inaugurée le 5 février dernier par Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation.

Cette usine, située en plein cœur de la Champagne crayeuse, triture actuellement 800 000 t de graines de colza par an. A terme, elle en triturera 1,1 million pour 450 000 tonnes d’huile et 250 000 tonnes de Diester ® (Marque commerciale du biodiesel). Les coproduits de cette fabrication seront de 600 000 t de tourteau de colza et 25 000 tonnes de glycérine. Ce site, le plus important en Europe, représentera à lui seul 5% de la trituration européenne.

Malgré l’augmentation de capacité de trituration que représente l’usine du Mériot, la France restera tout de même importatrice de tourteau de colza.

Sources :
- France Agricole : site internet "Biocarburants: inauguration du site producteur de Diester au Mériot dans l'Aube" (accessible aux abonnés uniquement)
- AgraPresse : Semaine du 9 février 2009 – N° 3189 - "La plus grande usine de trituration d’Europe inaugurée dans l’Aube"

mercredi 20 juin 2007

L'INRA donne des prix

Lors de la journée-conférence INRA du 14 juin concernant entre autre l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), une conférence a porté plus particulièrement sur l’impact des biocarburants dans l’Union Européenne. On peut relever quelques chiffres de prospectives intéressants. Avec l’arrivée des biocarburants (objectif de 7% en 2010), et d’après un rapport de la Commission Européenne, le prix du blé devrait augmenter de 8%, celui de l’huile de colza de 100% tandis que le tourteau de colza devrait voir son prix chuter de 56%. Avec un certain nombre de critères fixés, les chercheurs de l’INRA, eux, trouvent d’autres chiffres tout aussi intéressants : prix du tourteau de colza en 2010 estimé à 110 € (prix domestique), celui du tourteau de soja à 175 € pour la même année. Ils estiment aussi que les prix de la viande seront en baisse par conséquence : -1,2 % pour la volaille, -1,2 % pour le porc, -0,4 % pour les bovins.

Tout le diaporama ici
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mardi 5 juin 2007

Alimentation animale : les biocarburants redistribuent les rôles

Avec l’arrivée des usines de biocarburants et les coproduits qui en découleront c’est toute le marché de l’alimentation animale qui est en ébullition. Dans la France Agricole du 1er juin, un article reprend les dernières quantités énoncées de ces coproduits : 1,3 million de t de tourteau de colza, 550 000 t de drêches de blé et 160 000 t de drêches de maïs d’ici 2010. Si les fabricants d’aliment pour animaux s’estiment les mieux placés pour valoriser ces coproduits et veulent devenir des partenaires incontournables pour les éleveurs, l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) se préoccupe surtout de la qualité sanitaire de ces matières premières.

Sur ce dernier sujet, il faut noter qu’un règlement zoonose impose l’absence de salmonelles dans les aliments volailles dès 2008, et dans les aliments porcs dès 2009. Ces aliments subiront donc un traitement thermique, ce pourrait répartir différemment les rôles entre éleveurs et fabricants d’aliment.

Parallèlement à ces questions, les industriels de l’alimentation travaillent aussi sur les problématiques actuelles des éleveurs : rations sèches, gestion du temps de travail, conseils stratégiques… pour peu que ces services soient rémunérateurs.

La France Agricole – 1er Juin 2007

mercredi 30 mai 2007

Qui vendra les coproduits ?

Avec l’implantation des usines de biocarburant sur l’ensemble du territoire, un point majeur est soulevé par les acteurs des filières animales : qui commercialisera les drèches , tourteaux , pulpes et autres coproduits sortant de ces usines ?

Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».

Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…

En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.

*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »

D’après Agra.

mardi 17 avril 2007

Moins d’énergie pour produire les biocarburants

En 2002, une étude menée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Direm (Direction des ressources énergétiques et minérales, Ministère de l’Economie et des Finances) et PriceWaterHouse Coopers donnait les bilans énergétiques des différents biocarburants en comparaison des bilans des énergies pétroles. Pour ce faire, l’étude avait établi le ratio suivant : énergie restituée sur l’énergie non renouvelable mobilisée. Pour en savoir plus sur la méthode utilisée, lire le compte-rendu de l’étude.

Pour la filière essence, l’essence « classique » obtenait un taux de 0,87, le bioéthanol un taux de 2,05 et l’ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether, mélange essence-bioéthanol) un taux de 1,02. Dans la filière diesel, le gazole obtenait 0,92, l’EMHV (Ester Méthylique d’Huive Végétale) de colza 2,99 et l’EMHV de tournesol 3,16. Les biocarburants obtenant les meilleurs ratios étaient l’huile de colza brute (4,68) et l’huile de tournesol brute (5,48).

Cette étude a été beaucoup commentée, souvent décriée. Les fabricants de biocarburants ont eu pour objectif premier d’améliorer ces taux au maximum afin de rendre la filière la plus écologique possible et ainsi mettre fin aux polémiques. Les nouvelles unités mises en place donnent apparemment de bien meilleurs ratios : on serait plus près de 3-3,5 pour le bioéthanol qui sortiraient des usines SMBE (Pont-sur-Seine) ou Cristanol (Bazancourt) avec des process plus modernes, plus économes en énergie.

Pour le biodiesel, un travail est effectué sur tous les postes, de la production à la distribution en commençant par la production de graines. En effet la fertilisation azotée représente 44% du taux énergétique et la mécanisation 18%. Les quantités d’azote actuellement mises dans les parcelles, sont fortement réduites et permettent à la filière de présenter de bien meilleurs ratios. Un point qui devrait aussi aller dans le sens d’une filière encore moins coûteuse en énergie : le remplacement futur du méthanol (d’origine fossile) par du bioéthanol dans la phase d’estérification du biodiesel.

Rappel : Diester est une marque commerciale du biodiesel.

D’après Réussir Céréales Grandes Cultures - avril 2007, « Moins d’énergie pour produire le Diester » et la présentation d’Alain D’Anselme, président du SNPAA au colloque Bioéthanol du 4 avril.

vendredi 6 avril 2007

Réduire la variabilité des tourteaux gras

Une étude du Cetiom met en avant les procédés semi industriels (type atelier collectif mobile) de production d’huile de colza qui permettent d’obtenir un tourteau de colza beaucoup plus homogène que celui qu’on peut obtenir avec du pressage individuel. Le problème majeur du pressage à la ferme est la teneur en matière grasse du coproduit. Il reste de 12 à 30% de MG quand la graine est pressée a froid. Si l’on presse à chaud on peut faire descendre ce taux entre 7 et 11%.

Dans l’étude présentée par le Cetiom, deux nouvelles méthodes sont testées : aplatissage-cuisson-pression (ACP) et prépression-extrusion-pression (PEP). Avec ces deux procédés les tourteaux ont des taux de MG très faible pour du pressage à la ferme (entre 6 et 9%).

Après des essais à la ferme des Trinottières sur vaches laitières, on remarque qu’un kilogramme de tourteau de soja équivaut à 1,76 kg de ce tourteau ACP ou 1,68 kg du tourteau PEP (plus généralement on retient 1,5 kg de tourteau de colza = 1 kg de tourteau de soja). Ce changement induit une augmentation de l’ingestion de 2%, une augmentation de la production laitière (PL) et du taux protéique (TP), une baisse du taux butyrique (TB) - voir tableau. Parallèlement à ce tourteau produit plus homogène, l'huile fabriquée par ces deux mêmes procédés est mieux standardisée.



D’après La France Agricole – 30 mars 2007

vendredi 30 mars 2007

Dossier Biocarburants - Ministère de l'Agriculture

Le Ministère de l’Agriculture a édité un dossier d’une trentaine de pages sur les biocarburants.

Le document, préfacé par Dominique Bussereau, l’actuel Ministre de l’Agriculture, rappelle plusieurs éléments à prendre en considération sur cette filière verte. Le plus important étant qu’en 2010 la France sera productrice nette d’énergie notamment grâce à ces biocarburants.

La brochure aborde plusieurs points qui sont présentés de la façon suivante (entre parenthèses sont mis les mots-clés pour chacun des thèmes abordés):

· Les biocarburants, mode d’emploi (Rappel des différents types de biocarburants : Huile Végétale Brute, EMHV, Diester, Bioéthanol…Commercialisation, Réglementation)

· Les biocarburants, un développement dans le monde entier (Production mondiale et par pays en biodiesel et bioethanol ; les cas particuliers du Brésil et des Etats Unis)

· Les biocarburants, un soutien public indispensable (Politiques de soutien des Etats-Unis, du Brésil, de l’Allemagne, et de la France)

· Les biocarburants, des rendements génétiques favorables (Rendements énergétiques ; comparaison essence/biocarburants et gazole/biocarburants ; étude ADEME/DIREM)

· Les biocarburants, une contribution à la lutte contre l’effet de serre (Protocole de Kyoto ; cycle du carbone ; rejet de CO2 et gaz à effet de serre)

· Les biocarburants, un développement équilibré des filières alimentaire et énergétique (PAC, OMC ; prix agricoles ; coproduits : pulpes, drèches, tourteaux ; pays en voie de développement)

· Les biocarburants, une chance pour la France et son agriculture (Baisse de consommation du pétrole ; baisse des gaz à effet de serre ; débouchés nouveaux ; création d’emplois)

· Les biocarburants, l’agriculture et l’environnement (Directives européennes ; suivi spécifique des cultures ; organismes de recherche en lien)

· Les biocarburants de 2e génération, les carburants de demain (Valorisation complète de la biomasse ; BTL (Biomass to Liquid) ; voies fermentaires et thermochimiques)

Le document contient aussi en annexes des cartes de France des capacités de productions des sites pour les filières bioéthanol et biodiesel et des tableaux comparatifs entre pays européens en taux d’incorporation…

Le document pdf

jeudi 22 mars 2007

Conférence « biofuels » aux Pays-Bas – Possibilités d’incorporation

Lors de ce colloque quelques chiffres ont été donné sur les taux possibles d’incorporation. Par exemple les taux de DDGS (distillers grains secs, drèches de maïs ici) dans les formulations en élevage porcin pourraient être de 10 à 15% dans l’aliment starter, 15% en croissance, 10% en finition, et 20% pour l’aliment gestation et lactation. Ces taux pourraient même être augmenter de 50% ou 100% si les éleveurs acceptés des risques moindres quant aux performances. Ces chiffres sont valables ici pour des drèches de maïs, les valeurs pour la drèche de blé ne sont pas encore bien connues. Là encore le problème est que les teneurs énergétiques sont très variables selon les sources de ces coproduits, les process, les testeurs…

Pour les farines issues de colza, les incorporations possibles sont de 4 kg/jour maximum pour les vaches laitières, 1,2 kg/jour pour les bovins viande, 10% pour les porcs en engraissement, 5 à 10% pour les truies. Pour les tourteaux : 1,5 à 2 kg/jour pour les vaches laitières, 1 kg/jour pour les bovins viande, 7 à 10% pour les porcs à l’engraissement, 5 à 10% pour les truies. Les possibilités d’incorporation pour les porcelets sont encore à l’ étude mais devraient se rapprocher des valeurs valables pour les truies (5 à 10%).

La Revue de l’Alimentation Animale de janvier-février 2007 – Les dérivés du colza en force dans les formules ? et L’ère nouvelle des distillers grains (non consultable sur Internet)

mercredi 28 février 2007

Information supplémentaire sur la nouvelle usine de trituration dans la Meuse

Le journal d’information du conseil général de la Meuse abordait la construction d’une nouvelle unité « trituration » pour l’usine Ineos de Baleycourt-Verdun dans son édition juillet - août - septembre 2006.

Article en page 12 du pdf

mardi 27 février 2007

L’impact environnemental du développement des VANA* en Champagne-Ardenne

*VANA = Valorisations non alimentaire des agro-ressources

La Chambre Régionale d’Agriculture Champagne-Ardenne, l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Direction Régionale de l’Environnement Champagne-Ardenne et la CORPEP Champagne-Ardenne ont financé le Cabinet Labyrinthe pour une étude sur l'impact environnemental des VANA et plus particulièrement des biocarburants dans la région avec la mise en place des trois sites majeurs : SMBE (Soufflet) à Pont-sur-Seine, Saipol-Diester au Mériot et Cristanol (Cristal-Union) à Bazancourt.

Dans cette étude sont repris les objectifs de ces trois usines de biocarburants aux différentes échéances (2007, 2008, 2009). Les soles des cultures dédiées en Champagne-Ardenne sont également abordées ainsi que le problème potentiel de concurrence entre les surfaces dédiées à l’alimentaire et au non-alimentaire.

De plus les potentialités et développements nationaux et régionaux des VANA sont notées ainsi que les autres ressources qui devraient se développer dans l’avenir (ligno-cellulosique…).

le PDF de l’étude « Labyrinthe »