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mercredi 20 juin 2007

L'INRA donne des prix

Lors de la journée-conférence INRA du 14 juin concernant entre autre l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), une conférence a porté plus particulièrement sur l’impact des biocarburants dans l’Union Européenne. On peut relever quelques chiffres de prospectives intéressants. Avec l’arrivée des biocarburants (objectif de 7% en 2010), et d’après un rapport de la Commission Européenne, le prix du blé devrait augmenter de 8%, celui de l’huile de colza de 100% tandis que le tourteau de colza devrait voir son prix chuter de 56%. Avec un certain nombre de critères fixés, les chercheurs de l’INRA, eux, trouvent d’autres chiffres tout aussi intéressants : prix du tourteau de colza en 2010 estimé à 110 € (prix domestique), celui du tourteau de soja à 175 € pour la même année. Ils estiment aussi que les prix de la viande seront en baisse par conséquence : -1,2 % pour la volaille, -1,2 % pour le porc, -0,4 % pour les bovins.

Tout le diaporama ici
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mercredi 13 juin 2007

Drêches de blé : la nouvelle carte de l’alimentation animale

Selon le Céréopa, avec l’arrivée des usines de bioéthanol, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drêches de blé qui devraient arriver sur le marché de l’alimentation animale à partir de 2010 (50 000 t actuellement). Les fabricants d’aliments devraient donc en incorporer de plus en plus dans leurs formules encore faut il que la filière biocarburant communique sur le coproduit en question. En effet les drêches différent fortement selon leur usine de provenance. On peut distinguer 3 grandes classes de drêches :
- standard : 33% de protéines
- à faible teneur en protéines : issues de certaines usines étrangères
- à haute teneur en protéines (35-36%) : certains sites qui ont choisi un process particulier comme Cristal-Union.

Si en volaille, les drêches à haute valeur protéique devraient tirer leur épingle du jeu assez facilement, les drêches moins riches en protéines devraient plutôt rentrer en compétition avec le tourteau de colza pour l’alimentation bovine. Bien sûr, un des critères les plus important sera le prix, mais pour l’instant les prédictions sont assez prudentes. Caler sur le prix du soja ? Sur celui des céréales ? En tout cas ce coproduit, comme le tourteau de colza pour la filière Diester, pèsera 20% du chiffre d’affaire de l’activité et sera donc suivi de près par leurs fabricants.

D’après La France Agricole – 1er juin 2007

mardi 5 juin 2007

Alimentation animale : les biocarburants redistribuent les rôles

Avec l’arrivée des usines de biocarburants et les coproduits qui en découleront c’est toute le marché de l’alimentation animale qui est en ébullition. Dans la France Agricole du 1er juin, un article reprend les dernières quantités énoncées de ces coproduits : 1,3 million de t de tourteau de colza, 550 000 t de drêches de blé et 160 000 t de drêches de maïs d’ici 2010. Si les fabricants d’aliment pour animaux s’estiment les mieux placés pour valoriser ces coproduits et veulent devenir des partenaires incontournables pour les éleveurs, l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) se préoccupe surtout de la qualité sanitaire de ces matières premières.

Sur ce dernier sujet, il faut noter qu’un règlement zoonose impose l’absence de salmonelles dans les aliments volailles dès 2008, et dans les aliments porcs dès 2009. Ces aliments subiront donc un traitement thermique, ce pourrait répartir différemment les rôles entre éleveurs et fabricants d’aliment.

Parallèlement à ces questions, les industriels de l’alimentation travaillent aussi sur les problématiques actuelles des éleveurs : rations sèches, gestion du temps de travail, conseils stratégiques… pour peu que ces services soient rémunérateurs.

La France Agricole – 1er Juin 2007

mercredi 30 mai 2007

Qui vendra les coproduits ?

Avec l’implantation des usines de biocarburant sur l’ensemble du territoire, un point majeur est soulevé par les acteurs des filières animales : qui commercialisera les drèches , tourteaux , pulpes et autres coproduits sortant de ces usines ?

Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».

Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…

En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.

*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »

D’après Agra.

mardi 15 mai 2007

Interview de Philippe Monceaux - Réussir Lait Elevage

Dans le Réussir Lait Elevage de mai 2007, on peut lire une interview de Philippe Monceaux, directeur co-produits du groupe Tereos.

Il indique que l’usine Tereos de Lillebonne (Seine-Maritime) produira 300 000 tonnes de drèches de blé (pour 850 000 T de blé transformées). Le taux de protéine des drèches produites sur le site sera de 33% pour une valeur de 0,98 UFL/kg brut. Pour lui, les débouchés des drèches se feront exclusivement en alimentation animale et se diviseront de la façon suivante : 60% pour les Fabricants d’Aliment du Bétail, 30% pour les éleveurs, et 10% enfin à l’exportation.

Pour Philippe Monceaux, tandis que la filière biodiesel (ou Diester ®) ne fournira quasiment qu’un seul coproduit, très standardisé - le tourteau de colza – la filière bioéthanol va produire des coproduits plus diversifiés et en plus petites quantités. En effet les différences de process, de matières premières (betteraves, blé, maïs…) conduiront à une plus grande variabilité des coproduits du bioéthanol qui sera de ce fait un nouveau challenge pour le secteur de l’alimentation animale.

Sur la question de la compétitivité, il reconnaît que la faible disponibilité des drèches de céréales en font des produits chers, mais à terme, les prix de tous les coproduits des filières biocarburants finiront par s’aligner sur le prix du tourteau de soja.

Réussir Lait-Elevage de mai 2007 - "Les coproduits des biocarburants sont une vraie opportunité"

Rappel : les tonnages des coproduits sont donnés généralement en valeur brute et non pas en matière sèche directement : 300 000 tonnes de drèches à 90 % de matière sèche (MS) correspondent donc à 270 000 tonnes de produit sec.

jeudi 10 mai 2007

Les drêches de bioéthanol valorisables en alimentation animale

Comme il a déjà été écrit sur ce blog, ce ne seront pas moins de 5 nouveaux sites qui fabriqueront du bioéthanol en France d’ici 2010. Ces usines sont celles des Groupes Tereos, CristalUnion, Soufflet, Roquette et de Agengoa Bioenergy. Avec ces 5 sites, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drèches de blé et de maïs qui devraient être disponibles pour l’alimentation animale à terme (80% en drèches de blé et 20% en drèches de maïs).

Du fait de leur composition et de leur teneur en protéine (32-35% de la matière sèche), ces drèches, coproduits de la fabrication de bioéthanol, pourront remplacer une partie du tourteau de soja, du blé, du maïs voire des issues de blé (son, remoulage…). Comme chacun sait, les graines de céréales sont constituées de différents composants tels que protéines, amidon, sucres, matières grasses, minéraux or seuls les sucres simples sont utilisés dans le process de fabrication de l’alcool éthanol, le « reste » se retrouve donc dans la drèche, riche, de ce fait, en protéines, énergie, minéraux…

Bien que les drèches soient généralement déshydratées et granulées pour des raisons de transport et de conservation-stockage, certains fabricants envisagent d’en vendre une part sous forme humide pour des destination proches. Ces drèches humides (environ 70% d’humidité) peuvent être utilisées pour les élevages avoisinants, en bovin ou même en porcin qui peuvent l’incorporer dans la soupe.

Arvalis - Institut du Végétal a fait plusieurs essais sur animaux afin d’évaluer au mieux le potentiel des drêches de blé (Voir l’étude). La drèche étant un produit très hétérogène d’une usine à l’autre il faudra néanmoins corriger pour les différents sites de production (et les différents process utilisés) les valeurs nutritionnelles trouvées.


Perspectives Agricoles de Mai 2007

jeudi 3 mai 2007

L'orge plébiscitée par l'alimentation animale

En cette période de grand changement dans le secteur de l’alimentation animale, les substitutions dans les matières premières incorporées sont nombreuses. Pour la campagne 2006-2007 c’est l’orge qui aura subie la hausse la plus forte dans l’utilisation de céréales par les fabricants d’aliment du bétail (+ 47,2% par rapport à 2005-2006). Cette hausse s’est faite au détriment du blé (- 7,3%) et du maïs (- 3,1%) mais le volume total de céréales transformées par les FAB n’a pas reculé malgré les cours élevés. Ceci s'explique en partie par l'augmentation de la part de tourteau de colza dans les aliments. En effet la substitution du tourteau de soja par le tourteau de colza favorise l'incoporation d'une part incompressible de céréales, nécessaire pour survenir au besoin en protéines.

Le prix des aliments a subi une hausse (+ 3%) qui reste relative par rapport à la hausse des matières premières (+ 14%). Cette hausse du prix des aliments composés devrait sans doute augmenter dans les mois à venir car le coût des matières premières représentent 75% du coût de revient des aliments et n'est pas prêt de baisser.

La France Agricole du 27 avril 2007

lundi 16 avril 2007

Autre record pour la récolte de soja argentine

Pour la dixième année consécutive la récolte de soja en Argentine bat un record (excepté la contre-performance de 2004). Cette année l’Argentine devrait récolter 45,5 millions de tonnes de graines soit 5 Mt de plus que l’année dernière et 4 fois le rendement de 1997 !

Avec une récolte brésilienne estimée à 58,8 Mt, le continent sud-américain devrait battre un nouveau record avec plus de 112 Mt de soja au total. A la différence du Brésil, l’Argentine triture de plus en plus les graines sur son territoire et vend l’huile et le tourteau. Ces quantités devraient peser fortement sur le marché mondial des oléagineux et par conséquent sur le marché de l’alimentation animale. Par contre la récolte de soja étasunienne devrait être, elle, en baisse car la sole pourrait diminuer de 11% au profit du maïs, utilisé pour le bioéthanol, en plein développement aux Etats-Unis.

France Agricole, 13 avril 2007 - Autre record pour la récolte de soja argentine

jeudi 22 mars 2007

Conférence « biofuels » aux Pays-Bas – Possibilités d’incorporation

Lors de ce colloque quelques chiffres ont été donné sur les taux possibles d’incorporation. Par exemple les taux de DDGS (distillers grains secs, drèches de maïs ici) dans les formulations en élevage porcin pourraient être de 10 à 15% dans l’aliment starter, 15% en croissance, 10% en finition, et 20% pour l’aliment gestation et lactation. Ces taux pourraient même être augmenter de 50% ou 100% si les éleveurs acceptés des risques moindres quant aux performances. Ces chiffres sont valables ici pour des drèches de maïs, les valeurs pour la drèche de blé ne sont pas encore bien connues. Là encore le problème est que les teneurs énergétiques sont très variables selon les sources de ces coproduits, les process, les testeurs…

Pour les farines issues de colza, les incorporations possibles sont de 4 kg/jour maximum pour les vaches laitières, 1,2 kg/jour pour les bovins viande, 10% pour les porcs en engraissement, 5 à 10% pour les truies. Pour les tourteaux : 1,5 à 2 kg/jour pour les vaches laitières, 1 kg/jour pour les bovins viande, 7 à 10% pour les porcs à l’engraissement, 5 à 10% pour les truies. Les possibilités d’incorporation pour les porcelets sont encore à l’ étude mais devraient se rapprocher des valeurs valables pour les truies (5 à 10%).

La Revue de l’Alimentation Animale de janvier-février 2007 – Les dérivés du colza en force dans les formules ? et L’ère nouvelle des distillers grains (non consultable sur Internet)

jeudi 8 mars 2007

Limiter l'importation du soja

Un article très engagé de TransRural nous parle du problème de la dépendance de l’UE en protéines pour les productions animales et de ce fait l’omniprésence du soja dans les diverses rations. Pour TransRural ceci s’explique bien sûr d’un point de vie technique/zootechnique mais aussi d’un point de vue géoéconomique (Accord bilatéraux à l'OMC).

Pour une substitution de ce « roi soja » il y a entre autres l’utilisation des coproduits des biocarburants : drèches de blé et tourteaux de colza par exemple. En plus de raisons environnementales (transports…), sociales (Concurrence pour pays du Sud…), d’autonomie (l’UE ne pourvient qu’à un quart de ses besoins en protéines) le soja pose des problèmes en traçabilité, même s’il existe des filières tracées pour garantir notamment le « non OGM ».

Le Dossier TransRural en format Pdf - février 2006.

mercredi 28 février 2007

L’Association Générale des Producteurs de Blé fait le point

SCOP - Le journal de l’APGB- fait le point sur les volumes de coproduits des biocarburants au niveau européen et national après le Sommet du Végétal.
Selon le journal, l’élevage européen dépendra moins des importations de soja, du fait d’importantes quantités de coproduits riches en protéines. En effet les augmentations seront fortes : 100% de tourteaux de colza en plus entre 2005 et 2010 et 600% de drèches de blé en plus pour la même période !

Les fabricants de biocarburants ont leur épingles à tirer du jeu. Les ventes de coproduits représentent en effet 15 à 20 % du chiffre d’affaire pour le bioéthanol, et 20 à 25 % pour le diester. Les prix futurs sont flous, de nombreux facteurs pouvant entrer en jeu.

Les fabricants de biocarburants auront aussi à garantir les qualités bactériologiques et nutritionnelles pour convaincre les fabricants d’aliment du bétail.

l’article en page 4 du SCOP N° 8 (Juillet - Août 2006)