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mardi 10 juin 2008

Biocarburants: l'Italie pour une révision de l'objectif européen de 10%

Après l’Allemagne, c’est au tour de l’Italie de vouloir revoir les objectifs d’incorporation des biocarburants à la baisse. En marge d’une réunion des Ministre de l’Energie, le responsable italien s’est prononcé pour un maintien des politiques favorisant les carburants verts mais avec des « objectifs raisonnables », c’est à dire plus faibles que les objectifs de l’Union Européenne. L’objectif des 10% de biocarburants en 2020 dans la consommation totale de carburants au sein de l’UE est donc une nouvelle fois mise à mal.

Les biocarburants sont actuellement au centre d’une polémique du fait de leur effet sur la crise alimentaire mondiale et des « émeutes de la faim » au travers le monde.

Source : La France Agricole (lien accessible aux abonnés)

lundi 19 mai 2008

Les biocarburants, un atout pour l’indépendance énergétique, l’agriculture et l’environnement

Pour retrouver le document "Les biocarburants, un atout pour l’indépendance énergétique, l’agriculture et l’environnement" publié en 2006 par le Ministère de l'Agriculture, il faut désormais aller dans les archives à l'adresse suivante http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/biocarburants_240407.pdf .

Résumé du document ici.

jeudi 24 avril 2008

Journée AFZ : Les filières animales dans la tourmente du marché des Matières Premières

Le 10 avril, s’est déroulé à AgroParisTech la journée de l’AFZ (Association Française de Zootechnie) sur le thème « les filières animales dans la tourmente du marché des matières premières ». Le but de cette journée était de savoir quelles étaient les causes de la brusque montée des prix des matières premières agricoles que l’on observe depuis plus d’un an maintenant. La grande partie des discussions a tourné autour de la part imputée – à tort ou à raison – aux biocarburants. Pour les différents économistes présents – Hervé Guillomard (INRA), Yves Dronne (INRA) – les biocarburants sont une des causes de cette flambée des prix mais sont loin d’être la seule. La faiblesse des stocks, qui ont été divisés par deux en 8 ans, mais aussi la spéculation boursière, les récoltes en forte baisse en Australie suite à la sécheresse, l’augmentation de la consommation de viande dans les pays émergents, la croissance de la population mondiale expliquent aussi la forte hausse du prix des matières premières agricoles.

Article de la France Agricole sur le sujet (accessible seulement aux abonnés).

Bientôt sur le site de l’AFZ toutes les présentations de la journée seront disponibles sous format pdf.

mercredi 23 avril 2008

Les agrocarburants, un atout ou une menace pour les ruminants ?

Dans son Dossier Economie de l’Elevage n° 373, l’Institut de l’Elevage a mis en avant les avantages et les inconvénients des agrocarburants d’un point de vue « élevage des ruminants ». Les biocarburants – ou agrocarburants comme certains préfèrent les appeler désormais - sont en ce moment au plein cœur d’une polémique, l’IE a donc voulu déterminer les impacts réels de ce secteur en pleine expansion.

L’impact est en fait double pour les filières ruminants :
- les ruminants sont les plus gros utilisateurs potentiels des coproduits issus du process de ces agrocarburants (drêches de céréales comme coproduits de la filière éthanol et tourteaux de colza –dans une moindre mesure de tournesol- comme coproduits de la filière biodiesel).
- les ruminants sont les premiers touchés par la « concurrence du sol » dans les zones de polyculture-élevage où les surfaces fourragères (prairies…) peuvent être remplacées par des surfaces en colza diester ou blé éthanol.

D’ailleurs sur le sujet délicat des surfaces nécessaires pour atteindre les 7% d’incorporation de biocarburants d’ici 2010 en France, il y a, là encore, sujet à débat. Pour l’IE, les surfaces nécessaires sont de 1,7 million d’hectares alors qu’elles ne sont que de 300 000 ha pour l’ONIGC (Office national Interprofessionnel des Grandes Cultures). Une différence pour le moins remarquable !

Par contre, si l’IE n’est pas convaincu de l’intérêt des agrocarburants pour l’élevage au sens large, il pense qu’il peut exister néanmoins des opportunités individuelles voire régionales. La proximité d’une usine fabriquant du biodiesel ou du bioéthanol pourrait représenter une vraie opportunité pour les élevages avoisinants s’approvisionnant « en frais ». Ce modèle est à rapprocher de ce qui a pu exister lors du développement des sucreries et des apports massifs en pulpes de betterave qui pouvaient fournir des ateliers d’engraissement « hors-sol » à proximité.

NB : Il est intéressant de noter que ce qui apparaît souvent comme la panacée aujourd’hui, les biocarburants dits de « deuxième génération », qui utilisent la plante entière (des plantes telles que le miscanthus, la luzerne…) paraissent encore plus dangereux pour l’IE que les biocarburants de première génération. En effet au niveau de la « concurrence pour l’utilisation du sol » ces futurs biocarburants pourront se développer dans des zones pour l’instant enherbées, incultivables avec des cultures classiques (blé, colza…) mais sur lesquels le miscanthus ou certaines essences d’arbres pourraient être plantées.

Lire ici le résumé du dossier sur le site de l’Institut de l’Elevage.

mercredi 13 juin 2007

Drêches de blé : la nouvelle carte de l’alimentation animale

Selon le Céréopa, avec l’arrivée des usines de bioéthanol, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drêches de blé qui devraient arriver sur le marché de l’alimentation animale à partir de 2010 (50 000 t actuellement). Les fabricants d’aliments devraient donc en incorporer de plus en plus dans leurs formules encore faut il que la filière biocarburant communique sur le coproduit en question. En effet les drêches différent fortement selon leur usine de provenance. On peut distinguer 3 grandes classes de drêches :
- standard : 33% de protéines
- à faible teneur en protéines : issues de certaines usines étrangères
- à haute teneur en protéines (35-36%) : certains sites qui ont choisi un process particulier comme Cristal-Union.

Si en volaille, les drêches à haute valeur protéique devraient tirer leur épingle du jeu assez facilement, les drêches moins riches en protéines devraient plutôt rentrer en compétition avec le tourteau de colza pour l’alimentation bovine. Bien sûr, un des critères les plus important sera le prix, mais pour l’instant les prédictions sont assez prudentes. Caler sur le prix du soja ? Sur celui des céréales ? En tout cas ce coproduit, comme le tourteau de colza pour la filière Diester, pèsera 20% du chiffre d’affaire de l’activité et sera donc suivi de près par leurs fabricants.

D’après La France Agricole – 1er juin 2007

lundi 11 juin 2007

France : l’Etat des lieux

Dans la revue de l’Alimentation animale d’Avril, les différents sites de fabrication de biocarburants en France sont rappelés ainsi que les quantités produites pour la période 2008-2009.

Biodiesel (à partir du colza ou du tournesol):
- Compiègne (180 t, Diester Industrie),
- Verdun (200 000 t, Ineos + 3 coopératives : EMC2, Nouricia, Champagne Céréales),
- Le Mériot ( 250 000 t, SNC Lavalin en collaboration avec Diester Industrie)
- Sète (180 000 t, Diester Industrie)
- Fos-sur-mer (200 000 t, Acciona Energie + Compagnie du Vent)
- Boussens (40 000 t, Diester Industrie)
- Bordeaux (200 000 t, Port de la Palice)
- Montoir-de-Bretagne (200 000 t, Cargill en relation avec Diester Industrie)
- Grand Couronne (260 000 t, Diester Industrie)
- Coudekerque (150 000 t)

Bioéthanol :
- Lacq (180 000 t, maïs, AB Bioenergy)
- Le Mériot* (100 000 t, blé, Soufflet)
- Lillebonne (200 000 t, blé, Tereos)
- Origny (200 000 t, betterave, Tereos)
- Nesle (50 000 t, amidonnerie de blé, Amylum)
- Bazancourt (250 000 t, betterave et blé, Cristal-Union)
- Beinheim (100 000 t, amidonnerie de blé Roquette)
- Bétheniville (15 000 t , Cristal-Union)
- Provins (Blé, BCE)

* Note du blogueur : L’usine SMBE du groupe Soufflet sera finalement construite à Pont-sur-Seine

Revue de l'alimentation animale, n° 605, avril 2007

mercredi 30 mai 2007

Qui vendra les coproduits ?

Avec l’implantation des usines de biocarburant sur l’ensemble du territoire, un point majeur est soulevé par les acteurs des filières animales : qui commercialisera les drèches , tourteaux , pulpes et autres coproduits sortant de ces usines ?

Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».

Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…

En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.

*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »

D’après Agra.

mardi 29 mai 2007

Diaporama de l'IFP

Sur ce petit diaporama de l’IFP (Institut Français du Pétrole) vous retrouvez les enjeux des biocarburants dans le contexte actuel, les actions de l’IFP sur le sujet, les chiffres essentiels sur les productions mondiales de biocarburant, et diverses informations sur les filières bioéthanol et biodiesel.

Plus précisément sur la diapo n°20, on nous rappelle les quantités de coproduits obtenus pour 1 t fabriquée de bioéthanol ou de biodiesel.

Rappel :
- 1 t de bioéthanol produit à partir de betterave => 0,75 t de pulpe
- 1 t de bioéthanol produit à partir de blé => 1,2 t de drèche
- 1 t d’EMHV (Ester Méthylique d’Huile Végétale = Biodiesel = Diester) => 1 à 1,5 t de tourteau et 0,1 t de glycérine

lundi 28 mai 2007

Agrosources 2008

Avez-vous entendu parler d’ AgroSources 2008 ?

Pour en savoir plus sur AgroSources 2008 : le site est ici

AgroSources 2008 est une manifestation au champ sur les agro-ressources, aussi bien à usage alimentaire qu’à usage non-alimentaire. Cette manifestation d’envergure nationale se déroulera les 11 et 12 juin 2008 à St Lupien (Aube) et vise une fréquentation de 15 000 à 20 000 visiteurs professionnels tels que : Agriculteurs, Eleveurs, Conseillers, Acteurs de l’agrofourniture et des filières, Acteurs des territoires, Etudiants, Médias.

On pourra y trouver des vitrines expérimentales, des stands exposants et différents ateliers techniques : Système de culture, Bilans des filières (Carbone, Gaz à effet de serre, Energie, Eau), Environnement, Débouchés des AgroRessources, Coproduits…

Les partenaires sont nombreux sur le projet : Arvalis – Institut du Végétal, le Cetiom, l’Institut Technique de la Betterave, l’Institut Technique du Chanvre, l’Unip, Cristal-Union, le Groupe Soufflet, nouricia, Scara, les Chambres d’Agriculture de l’Aube, de la Marne, de la Haute-Marne, et de la Seine-et-Marne ainsi que le Pôle de Compétitivité Industrie et AgroRessources Champagne-Ardenne-Picardie.

Un prochain article détaillera l’Atelier Coproduits de cette manifestation.

Pour plus de renseignements contacter Marie-Noelle Claude, Chargée de Projet à la Chambre d’Agriculture de l’Aube.

Source : La Lettre n°1 – AgroSources 2008

mercredi 23 mai 2007

Tereos carbure au bio

Le groupe Tereos a sifflé le coup d’envoi de ses 6 usines de bioéthanol.

L’usine d’Origny Sainte Benoite sera la première des 6 a rentré en fonctionnement (d’ici 2008). Cette usine produira du bioéthanol à partir de betteraves. Les coproduits fournis seront donc des pulpes, ces dernières devraient avoir une qualité similaire à celle des pulpes sortant actuellement des sucreries du groupe. Sur ce site, le bilan énergétique du bioéthanol sera encore amélioré par le procédé Pyrobio Energy + (pyrogazéification de la vinasse), dans le cadre du pôle de compétitivité Industries agro-ressources.

A Lillebonne (près de Rouen), Tereos lance une autre usine qui produira près de 300 000 m3 de biocarburant. Pour ce site la fabrication ne se fera pas à partir de betteraves mais à partir de blé. Des drèches sortiront donc du process, ces coproduits seront en concurrence directe avec les drèches sortant des usines champenoises : SMBE à Pont-Sur-Seine (10) et Cristanol à Bazancourt * (51).

Avec ses deux nouvelles unités, Tereos se situe maintenant au cinquième rang mondial des producteurs d’alcool-éthanol. Il demeure le seul producteur français (31 % des agréments) parmi les dix premiers producteurs mondiaux.

* dans sa deuxième phase dite « Cristanol 2 », car « Cristanol 1 » fonctionnera exclusivement à partir de betteraves

L’Union Economique du 24.04.07

mardi 22 mai 2007

Prix de l’E85 en ligne

Le Ministère de l’Economie et des Finances a mis en ligne les prix à la pompe du biocarburant E85 ainsi que les stations qui en proposent en France.
Cette liste sera mis à jour régulièrement pour prendre en compte toutes les nouvelles pompes mises en place.

www.prix-carburants.gouv.fr

Rappel : L’E85 est un carburant mixte constitué de 85% de bioéthanol et de 15% d’essence sans plomb « classique ». Ce biocarburant alimentent les voitures flex-fuel, qui peuvent rouler avec ce mélange ou à l’essence seule.

mardi 15 mai 2007

Interview de Philippe Monceaux - Réussir Lait Elevage

Dans le Réussir Lait Elevage de mai 2007, on peut lire une interview de Philippe Monceaux, directeur co-produits du groupe Tereos.

Il indique que l’usine Tereos de Lillebonne (Seine-Maritime) produira 300 000 tonnes de drèches de blé (pour 850 000 T de blé transformées). Le taux de protéine des drèches produites sur le site sera de 33% pour une valeur de 0,98 UFL/kg brut. Pour lui, les débouchés des drèches se feront exclusivement en alimentation animale et se diviseront de la façon suivante : 60% pour les Fabricants d’Aliment du Bétail, 30% pour les éleveurs, et 10% enfin à l’exportation.

Pour Philippe Monceaux, tandis que la filière biodiesel (ou Diester ®) ne fournira quasiment qu’un seul coproduit, très standardisé - le tourteau de colza – la filière bioéthanol va produire des coproduits plus diversifiés et en plus petites quantités. En effet les différences de process, de matières premières (betteraves, blé, maïs…) conduiront à une plus grande variabilité des coproduits du bioéthanol qui sera de ce fait un nouveau challenge pour le secteur de l’alimentation animale.

Sur la question de la compétitivité, il reconnaît que la faible disponibilité des drèches de céréales en font des produits chers, mais à terme, les prix de tous les coproduits des filières biocarburants finiront par s’aligner sur le prix du tourteau de soja.

Réussir Lait-Elevage de mai 2007 - "Les coproduits des biocarburants sont une vraie opportunité"

Rappel : les tonnages des coproduits sont donnés généralement en valeur brute et non pas en matière sèche directement : 300 000 tonnes de drèches à 90 % de matière sèche (MS) correspondent donc à 270 000 tonnes de produit sec.

jeudi 10 mai 2007

Les drêches de bioéthanol valorisables en alimentation animale

Comme il a déjà été écrit sur ce blog, ce ne seront pas moins de 5 nouveaux sites qui fabriqueront du bioéthanol en France d’ici 2010. Ces usines sont celles des Groupes Tereos, CristalUnion, Soufflet, Roquette et de Agengoa Bioenergy. Avec ces 5 sites, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drèches de blé et de maïs qui devraient être disponibles pour l’alimentation animale à terme (80% en drèches de blé et 20% en drèches de maïs).

Du fait de leur composition et de leur teneur en protéine (32-35% de la matière sèche), ces drèches, coproduits de la fabrication de bioéthanol, pourront remplacer une partie du tourteau de soja, du blé, du maïs voire des issues de blé (son, remoulage…). Comme chacun sait, les graines de céréales sont constituées de différents composants tels que protéines, amidon, sucres, matières grasses, minéraux or seuls les sucres simples sont utilisés dans le process de fabrication de l’alcool éthanol, le « reste » se retrouve donc dans la drèche, riche, de ce fait, en protéines, énergie, minéraux…

Bien que les drèches soient généralement déshydratées et granulées pour des raisons de transport et de conservation-stockage, certains fabricants envisagent d’en vendre une part sous forme humide pour des destination proches. Ces drèches humides (environ 70% d’humidité) peuvent être utilisées pour les élevages avoisinants, en bovin ou même en porcin qui peuvent l’incorporer dans la soupe.

Arvalis - Institut du Végétal a fait plusieurs essais sur animaux afin d’évaluer au mieux le potentiel des drêches de blé (Voir l’étude). La drèche étant un produit très hétérogène d’une usine à l’autre il faudra néanmoins corriger pour les différents sites de production (et les différents process utilisés) les valeurs nutritionnelles trouvées.


Perspectives Agricoles de Mai 2007

Les TER se mettent au vert en Poitou-Charentes

La SNCF et la Région Poitou-Charentes ont lancé des trains régionaux expérimentaux qui fonctionnent au biocarburant. Ces TER circulent avec du B30, un mélange comprenant 30% de bioéthanol. Cette expérimentation commencé en 2006 porte sur 8 autorails circulant à partir de Saintes et dans le nord des Deux-Sèvres.

D’après La France Agricole du 4 mai 2007

Consultation publique sur les biocarburants

Bruxelles lance une consultation publique sur les biocarburants afin de pouvoir traduire les nouveaux objectifs européens récemment adoptés sous une forme législative.

La Commission souhaite plus précisément recueillir le point de vue des autorités publiques, des entreprises, des organisations non gouvernementales et d’autres parties intéressées sur quatre questions :
-Comment concevoir un système de viabilité à long terme des biocarburants?
-Comment surveiller l’incidence globale des biocarburants sur l’utilisation des terres?
-Comment encourager l’utilisation des biocarburants de deuxième génération?
-Quelles sont les autres mesures nécessaires pour parvenir à une part de biocarburants de 10 %?

La consultation restera ouverte jusqu’au 4 juin 2007. Elle est accessible en ligne à l’adresse suivante:

http://ec.europa.eu/energy/res/consultation/biofuels_en.htm (form in english)


D’après La France Agricole du 4 mai 2007 et www.enerzine.com

vendredi 20 avril 2007

Total ouvre ses premières pompes commerciales de superéthanol

Après Leclerc, c’est au tour de Total d’ouvrir ses premières pompes de superéthanol. Ce carburant appelé aussi E85 est un mélange contenant 85% de bioéthanol, il n’est utilisable que dans les voitures flexfuels. Ces véhicules par contre peuvent rouler avec du E85, ou de l’essence sans plomb, ou même un mélange des deux. Après ces deux premières pompes de biocarburants parisiennes, l’objectif pour Total est d’équiper 200 stations services d’ici la fin de l’année.

Agrisalon.com, 27-03-2007

mercredi 18 avril 2007

Cristal-Union obtient ses meilleurs résultats depuis sa création.

Depuis sa création en 2000, Cristal-Union n’a jamais connu de résultats aussi bons que pour l’année 2005-2006. Le résultat net est passé de 1,2 millions d’euros en 2004-2005 à 40 millions en 2006. Les explications sont multiples : bonne récolte betteravière 2005 avec une richesse en sucre importante, hausse du cours du sucre sur le marché mondial, décollage du bioéthanol en volume et en prix, cession de quotas de gaz à effet de serre et une mise en place de nouvelles normes comptables.
Pour sécuriser son marché et compenser la réforme de l’OCM sucre, Cristal-Union mise maintenant sur le bioéthanol.

Rappel : Cristal-Union va lancer en union avec Bléthanol – elle même union de coopératives - une unité de production de bioéthanol à Bazancourt (51). Cette usine, Cristanol, produira du bioéthanol à partir de betterave dans un premier temps puis également de blé dans une deuxième phase. Deux coproduits sortiront donc de l’usine à terme : pulpes de betterave et drèches de blé.

AgraPresse Hebdo, 26 mars 2007

mardi 17 avril 2007

Moins d’énergie pour produire les biocarburants

En 2002, une étude menée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la Direm (Direction des ressources énergétiques et minérales, Ministère de l’Economie et des Finances) et PriceWaterHouse Coopers donnait les bilans énergétiques des différents biocarburants en comparaison des bilans des énergies pétroles. Pour ce faire, l’étude avait établi le ratio suivant : énergie restituée sur l’énergie non renouvelable mobilisée. Pour en savoir plus sur la méthode utilisée, lire le compte-rendu de l’étude.

Pour la filière essence, l’essence « classique » obtenait un taux de 0,87, le bioéthanol un taux de 2,05 et l’ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether, mélange essence-bioéthanol) un taux de 1,02. Dans la filière diesel, le gazole obtenait 0,92, l’EMHV (Ester Méthylique d’Huive Végétale) de colza 2,99 et l’EMHV de tournesol 3,16. Les biocarburants obtenant les meilleurs ratios étaient l’huile de colza brute (4,68) et l’huile de tournesol brute (5,48).

Cette étude a été beaucoup commentée, souvent décriée. Les fabricants de biocarburants ont eu pour objectif premier d’améliorer ces taux au maximum afin de rendre la filière la plus écologique possible et ainsi mettre fin aux polémiques. Les nouvelles unités mises en place donnent apparemment de bien meilleurs ratios : on serait plus près de 3-3,5 pour le bioéthanol qui sortiraient des usines SMBE (Pont-sur-Seine) ou Cristanol (Bazancourt) avec des process plus modernes, plus économes en énergie.

Pour le biodiesel, un travail est effectué sur tous les postes, de la production à la distribution en commençant par la production de graines. En effet la fertilisation azotée représente 44% du taux énergétique et la mécanisation 18%. Les quantités d’azote actuellement mises dans les parcelles, sont fortement réduites et permettent à la filière de présenter de bien meilleurs ratios. Un point qui devrait aussi aller dans le sens d’une filière encore moins coûteuse en énergie : le remplacement futur du méthanol (d’origine fossile) par du bioéthanol dans la phase d’estérification du biodiesel.

Rappel : Diester est une marque commerciale du biodiesel.

D’après Réussir Céréales Grandes Cultures - avril 2007, « Moins d’énergie pour produire le Diester » et la présentation d’Alain D’Anselme, président du SNPAA au colloque Bioéthanol du 4 avril.

lundi 16 avril 2007

Autre record pour la récolte de soja argentine

Pour la dixième année consécutive la récolte de soja en Argentine bat un record (excepté la contre-performance de 2004). Cette année l’Argentine devrait récolter 45,5 millions de tonnes de graines soit 5 Mt de plus que l’année dernière et 4 fois le rendement de 1997 !

Avec une récolte brésilienne estimée à 58,8 Mt, le continent sud-américain devrait battre un nouveau record avec plus de 112 Mt de soja au total. A la différence du Brésil, l’Argentine triture de plus en plus les graines sur son territoire et vend l’huile et le tourteau. Ces quantités devraient peser fortement sur le marché mondial des oléagineux et par conséquent sur le marché de l’alimentation animale. Par contre la récolte de soja étasunienne devrait être, elle, en baisse car la sole pourrait diminuer de 11% au profit du maïs, utilisé pour le bioéthanol, en plein développement aux Etats-Unis.

France Agricole, 13 avril 2007 - Autre record pour la récolte de soja argentine

vendredi 6 avril 2007

Accord au sommet sur les biocarburants

Le 9 mars dernier, suite au déplacement de George Bush à Sao Paulo, les deux principaux fabricants de biocarburants mondiaux (quasi exclusivement en bioéthanol), le Brésil et les Etats-Unis, ont mis en place un partenariat pour développer la production et l’utilisation des biocarburants. Le but de cette coopération est surtout d'établir des normes techniques communes afin de pouvoir commercialiser du bioéthanol à travers la planète.

Ces deux pays à eux deux représentent 75% de la production mondiale de bioéthanol. Le but de cette coopération est donc purement stratégique. Certains scientifiques et économistes parlent d’ores et déjà d’un « Opep du pétrole vert ». D’autres y voit juste la volonté des Etats Unis d’envoyer un message clair aux pays pétroliers : « le pétrole n’est plus la seule source d’énergie ». Par contre dans cet accord ne figure aucun tonnage ou montant d’investissement. Le document doit juste servir de base de travail même si le Brésil souhaiterais une baisse des droits de douane pratiqué aux Etats-Unis sur l’éthanol importé.

L’accord porte aussi sur les biocarburants dit de « 2ème génération » (utilisation de la plante entière, et à partir de végétaux à usage non alimentaire), l'avenir probable des biocarburants.

D’après AgraPresse Hebdo – 19 mars 2007, « Accord au sommet sur les biocarburants »