Un grand nombre de coproduits sont utilisés en alimentation animale. Cependant les informations sur leurs qualités nutritionnelles manquent cruellement, ce qui rend complexe leurs incorporations dans les rations.
Le Comité National des Coproduits qui travaille sur ces problématiques vient de publier le « Guide pour la prévision de la valeur nutritive des coproduits pour les ruminants ».
Le Guide accessible en ligne ici.
Titres des principales parties de l’ouvrage :
Les informations disponibles relatives au coproduit à étudier
Les analyses à mettre en œuvre pour caractériser le coproduit
Réflexions sur le choix des modèles de prédiction de la valeur des coproduits
Principe général de calcul de la valeur nutritive des coproduits
Exemple de démarche de prédiction de la valeur nutritive sur un coproduit d’extraction issu du tourteau de tournesol
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jeudi 11 juin 2009
mardi 29 avril 2008
L’intérêt du glycérol en alimentation animale
Lors de la journée de l’AFZ du 10 avril dernier, Patrick Chapoutot, professeur à AgroParisTech, a rappelé l’intérêt du glycérol en alimentation animale.
- Le glycérol provenant de la fabrication des biocarburants a une pureté de 63 à 99% selon le process utilisé.
- Ce que l’on appelle « glycérine » contient au minimum 80% de glycérol et au maximum 0.5% de méthanol.
- On n’observe pas de problèmes de qualité physique des granulés jusqu’à un taux d’incorporation de 15%.
En porc et en volailles :
- Aucun problème décelé pour des taux inférieur à 10% de glycérol pur.
- A 5% d’incorporation : l’énergie métabolisable (EM) est de 17,5-17,6 MJ/kg (soit 4,2 Mcal/kg).
- A 10 et 15% l’EM baisse à 3,3 Mcal en volaille et 2,4-2,6 en porcs.
En ruminants :
- Le glycérol est à différentier du propylène glycol.
- On ne constate pas de problème d’ingestion jusqu’à 1 kg/jour/vache.
- Le taux d’énergie du glycérol est de 1,2-1,3 UFL/kg.
Patrick Chapoutot a aussi rappelé lors de sa présentation que l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a émis le 3 mai dernier un avis sur le taux d’incorporation maximal de glycérine dans les aliments complets et complémentaires : ce taux ne doit pas dépasser les 10%.
- Le glycérol provenant de la fabrication des biocarburants a une pureté de 63 à 99% selon le process utilisé.
- Ce que l’on appelle « glycérine » contient au minimum 80% de glycérol et au maximum 0.5% de méthanol.
- On n’observe pas de problèmes de qualité physique des granulés jusqu’à un taux d’incorporation de 15%.
En porc et en volailles :
- Aucun problème décelé pour des taux inférieur à 10% de glycérol pur.
- A 5% d’incorporation : l’énergie métabolisable (EM) est de 17,5-17,6 MJ/kg (soit 4,2 Mcal/kg).
- A 10 et 15% l’EM baisse à 3,3 Mcal en volaille et 2,4-2,6 en porcs.
En ruminants :
- Le glycérol est à différentier du propylène glycol.
- On ne constate pas de problème d’ingestion jusqu’à 1 kg/jour/vache.
- Le taux d’énergie du glycérol est de 1,2-1,3 UFL/kg.
Patrick Chapoutot a aussi rappelé lors de sa présentation que l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a émis le 3 mai dernier un avis sur le taux d’incorporation maximal de glycérine dans les aliments complets et complémentaires : ce taux ne doit pas dépasser les 10%.
mercredi 23 avril 2008
Les agrocarburants, un atout ou une menace pour les ruminants ?
Dans son Dossier Economie de l’Elevage n° 373, l’Institut de l’Elevage a mis en avant les avantages et les inconvénients des agrocarburants d’un point de vue « élevage des ruminants ». Les biocarburants – ou agrocarburants comme certains préfèrent les appeler désormais - sont en ce moment au plein cœur d’une polémique, l’IE a donc voulu déterminer les impacts réels de ce secteur en pleine expansion.
L’impact est en fait double pour les filières ruminants :
- les ruminants sont les plus gros utilisateurs potentiels des coproduits issus du process de ces agrocarburants (drêches de céréales comme coproduits de la filière éthanol et tourteaux de colza –dans une moindre mesure de tournesol- comme coproduits de la filière biodiesel).
- les ruminants sont les premiers touchés par la « concurrence du sol » dans les zones de polyculture-élevage où les surfaces fourragères (prairies…) peuvent être remplacées par des surfaces en colza diester ou blé éthanol.
D’ailleurs sur le sujet délicat des surfaces nécessaires pour atteindre les 7% d’incorporation de biocarburants d’ici 2010 en France, il y a, là encore, sujet à débat. Pour l’IE, les surfaces nécessaires sont de 1,7 million d’hectares alors qu’elles ne sont que de 300 000 ha pour l’ONIGC (Office national Interprofessionnel des Grandes Cultures). Une différence pour le moins remarquable !
Par contre, si l’IE n’est pas convaincu de l’intérêt des agrocarburants pour l’élevage au sens large, il pense qu’il peut exister néanmoins des opportunités individuelles voire régionales. La proximité d’une usine fabriquant du biodiesel ou du bioéthanol pourrait représenter une vraie opportunité pour les élevages avoisinants s’approvisionnant « en frais ». Ce modèle est à rapprocher de ce qui a pu exister lors du développement des sucreries et des apports massifs en pulpes de betterave qui pouvaient fournir des ateliers d’engraissement « hors-sol » à proximité.
NB : Il est intéressant de noter que ce qui apparaît souvent comme la panacée aujourd’hui, les biocarburants dits de « deuxième génération », qui utilisent la plante entière (des plantes telles que le miscanthus, la luzerne…) paraissent encore plus dangereux pour l’IE que les biocarburants de première génération. En effet au niveau de la « concurrence pour l’utilisation du sol » ces futurs biocarburants pourront se développer dans des zones pour l’instant enherbées, incultivables avec des cultures classiques (blé, colza…) mais sur lesquels le miscanthus ou certaines essences d’arbres pourraient être plantées.
Lire ici le résumé du dossier sur le site de l’Institut de l’Elevage.
L’impact est en fait double pour les filières ruminants :
- les ruminants sont les plus gros utilisateurs potentiels des coproduits issus du process de ces agrocarburants (drêches de céréales comme coproduits de la filière éthanol et tourteaux de colza –dans une moindre mesure de tournesol- comme coproduits de la filière biodiesel).
- les ruminants sont les premiers touchés par la « concurrence du sol » dans les zones de polyculture-élevage où les surfaces fourragères (prairies…) peuvent être remplacées par des surfaces en colza diester ou blé éthanol.
D’ailleurs sur le sujet délicat des surfaces nécessaires pour atteindre les 7% d’incorporation de biocarburants d’ici 2010 en France, il y a, là encore, sujet à débat. Pour l’IE, les surfaces nécessaires sont de 1,7 million d’hectares alors qu’elles ne sont que de 300 000 ha pour l’ONIGC (Office national Interprofessionnel des Grandes Cultures). Une différence pour le moins remarquable !
Par contre, si l’IE n’est pas convaincu de l’intérêt des agrocarburants pour l’élevage au sens large, il pense qu’il peut exister néanmoins des opportunités individuelles voire régionales. La proximité d’une usine fabriquant du biodiesel ou du bioéthanol pourrait représenter une vraie opportunité pour les élevages avoisinants s’approvisionnant « en frais ». Ce modèle est à rapprocher de ce qui a pu exister lors du développement des sucreries et des apports massifs en pulpes de betterave qui pouvaient fournir des ateliers d’engraissement « hors-sol » à proximité.
NB : Il est intéressant de noter que ce qui apparaît souvent comme la panacée aujourd’hui, les biocarburants dits de « deuxième génération », qui utilisent la plante entière (des plantes telles que le miscanthus, la luzerne…) paraissent encore plus dangereux pour l’IE que les biocarburants de première génération. En effet au niveau de la « concurrence pour l’utilisation du sol » ces futurs biocarburants pourront se développer dans des zones pour l’instant enherbées, incultivables avec des cultures classiques (blé, colza…) mais sur lesquels le miscanthus ou certaines essences d’arbres pourraient être plantées.
Lire ici le résumé du dossier sur le site de l’Institut de l’Elevage.
mercredi 20 juin 2007
L'INRA donne des prix
Lors de la journée-conférence INRA du 14 juin concernant entre autre l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), une conférence a porté plus particulièrement sur l’impact des biocarburants dans l’Union Européenne. On peut relever quelques chiffres de prospectives intéressants. Avec l’arrivée des biocarburants (objectif de 7% en 2010), et d’après un rapport de la Commission Européenne, le prix du blé devrait augmenter de 8%, celui de l’huile de colza de 100% tandis que le tourteau de colza devrait voir son prix chuter de 56%. Avec un certain nombre de critères fixés, les chercheurs de l’INRA, eux, trouvent d’autres chiffres tout aussi intéressants : prix du tourteau de colza en 2010 estimé à 110 € (prix domestique), celui du tourteau de soja à 175 € pour la même année. Ils estiment aussi que les prix de la viande seront en baisse par conséquence : -1,2 % pour la volaille, -1,2 % pour le porc, -0,4 % pour les bovins.
Tout le diaporama ici.
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mercredi 30 mai 2007
Qui vendra les coproduits ?
Avec l’implantation des usines de biocarburant sur l’ensemble du territoire, un point majeur est soulevé par les acteurs des filières animales : qui commercialisera les drèches , tourteaux , pulpes et autres coproduits sortant de ces usines ?
Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».
Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…
En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.
*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »
D’après Agra.
Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».
Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…
En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.
*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »
D’après Agra.
mardi 15 mai 2007
Interview de Philippe Monceaux - Réussir Lait Elevage
Dans le Réussir Lait Elevage de mai 2007, on peut lire une interview de Philippe Monceaux, directeur co-produits du groupe Tereos.
Il indique que l’usine Tereos de Lillebonne (Seine-Maritime) produira 300 000 tonnes de drèches de blé (pour 850 000 T de blé transformées). Le taux de protéine des drèches produites sur le site sera de 33% pour une valeur de 0,98 UFL/kg brut. Pour lui, les débouchés des drèches se feront exclusivement en alimentation animale et se diviseront de la façon suivante : 60% pour les Fabricants d’Aliment du Bétail, 30% pour les éleveurs, et 10% enfin à l’exportation.
Pour Philippe Monceaux, tandis que la filière biodiesel (ou Diester ®) ne fournira quasiment qu’un seul coproduit, très standardisé - le tourteau de colza – la filière bioéthanol va produire des coproduits plus diversifiés et en plus petites quantités. En effet les différences de process, de matières premières (betteraves, blé, maïs…) conduiront à une plus grande variabilité des coproduits du bioéthanol qui sera de ce fait un nouveau challenge pour le secteur de l’alimentation animale.
Sur la question de la compétitivité, il reconnaît que la faible disponibilité des drèches de céréales en font des produits chers, mais à terme, les prix de tous les coproduits des filières biocarburants finiront par s’aligner sur le prix du tourteau de soja.
Réussir Lait-Elevage de mai 2007 - "Les coproduits des biocarburants sont une vraie opportunité"
Rappel : les tonnages des coproduits sont donnés généralement en valeur brute et non pas en matière sèche directement : 300 000 tonnes de drèches à 90 % de matière sèche (MS) correspondent donc à 270 000 tonnes de produit sec.
Il indique que l’usine Tereos de Lillebonne (Seine-Maritime) produira 300 000 tonnes de drèches de blé (pour 850 000 T de blé transformées). Le taux de protéine des drèches produites sur le site sera de 33% pour une valeur de 0,98 UFL/kg brut. Pour lui, les débouchés des drèches se feront exclusivement en alimentation animale et se diviseront de la façon suivante : 60% pour les Fabricants d’Aliment du Bétail, 30% pour les éleveurs, et 10% enfin à l’exportation.
Pour Philippe Monceaux, tandis que la filière biodiesel (ou Diester ®) ne fournira quasiment qu’un seul coproduit, très standardisé - le tourteau de colza – la filière bioéthanol va produire des coproduits plus diversifiés et en plus petites quantités. En effet les différences de process, de matières premières (betteraves, blé, maïs…) conduiront à une plus grande variabilité des coproduits du bioéthanol qui sera de ce fait un nouveau challenge pour le secteur de l’alimentation animale.
Sur la question de la compétitivité, il reconnaît que la faible disponibilité des drèches de céréales en font des produits chers, mais à terme, les prix de tous les coproduits des filières biocarburants finiront par s’aligner sur le prix du tourteau de soja.
Réussir Lait-Elevage de mai 2007 - "Les coproduits des biocarburants sont une vraie opportunité"
Rappel : les tonnages des coproduits sont donnés généralement en valeur brute et non pas en matière sèche directement : 300 000 tonnes de drèches à 90 % de matière sèche (MS) correspondent donc à 270 000 tonnes de produit sec.
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bovin,
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coûts,
drèches de blé,
prix des coproduits,
Tereos
jeudi 10 mai 2007
Les drêches de bioéthanol valorisables en alimentation animale
Comme il a déjà été écrit sur ce blog, ce ne seront pas moins de 5 nouveaux sites qui fabriqueront du bioéthanol en France d’ici 2010. Ces usines sont celles des Groupes Tereos, CristalUnion, Soufflet, Roquette et de Agengoa Bioenergy. Avec ces 5 sites, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drèches de blé et de maïs qui devraient être disponibles pour l’alimentation animale à terme (80% en drèches de blé et 20% en drèches de maïs).
Du fait de leur composition et de leur teneur en protéine (32-35% de la matière sèche), ces drèches, coproduits de la fabrication de bioéthanol, pourront remplacer une partie du tourteau de soja, du blé, du maïs voire des issues de blé (son, remoulage…). Comme chacun sait, les graines de céréales sont constituées de différents composants tels que protéines, amidon, sucres, matières grasses, minéraux or seuls les sucres simples sont utilisés dans le process de fabrication de l’alcool éthanol, le « reste » se retrouve donc dans la drèche, riche, de ce fait, en protéines, énergie, minéraux…
Bien que les drèches soient généralement déshydratées et granulées pour des raisons de transport et de conservation-stockage, certains fabricants envisagent d’en vendre une part sous forme humide pour des destination proches. Ces drèches humides (environ 70% d’humidité) peuvent être utilisées pour les élevages avoisinants, en bovin ou même en porcin qui peuvent l’incorporer dans la soupe.
Arvalis - Institut du Végétal a fait plusieurs essais sur animaux afin d’évaluer au mieux le potentiel des drêches de blé (Voir l’étude). La drèche étant un produit très hétérogène d’une usine à l’autre il faudra néanmoins corriger pour les différents sites de production (et les différents process utilisés) les valeurs nutritionnelles trouvées.
Perspectives Agricoles de Mai 2007
Du fait de leur composition et de leur teneur en protéine (32-35% de la matière sèche), ces drèches, coproduits de la fabrication de bioéthanol, pourront remplacer une partie du tourteau de soja, du blé, du maïs voire des issues de blé (son, remoulage…). Comme chacun sait, les graines de céréales sont constituées de différents composants tels que protéines, amidon, sucres, matières grasses, minéraux or seuls les sucres simples sont utilisés dans le process de fabrication de l’alcool éthanol, le « reste » se retrouve donc dans la drèche, riche, de ce fait, en protéines, énergie, minéraux…
Bien que les drèches soient généralement déshydratées et granulées pour des raisons de transport et de conservation-stockage, certains fabricants envisagent d’en vendre une part sous forme humide pour des destination proches. Ces drèches humides (environ 70% d’humidité) peuvent être utilisées pour les élevages avoisinants, en bovin ou même en porcin qui peuvent l’incorporer dans la soupe.
Arvalis - Institut du Végétal a fait plusieurs essais sur animaux afin d’évaluer au mieux le potentiel des drêches de blé (Voir l’étude). La drèche étant un produit très hétérogène d’une usine à l’autre il faudra néanmoins corriger pour les différents sites de production (et les différents process utilisés) les valeurs nutritionnelles trouvées.
Perspectives Agricoles de Mai 2007
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porcin,
process,
smbe,
Tereos
vendredi 13 avril 2007
Le glycérol débarque dans les rations
Le glycérol, comme le tourteau de colza ou la drèche de blé, est un coproduit des biocarburants. Plus exactement le glycérol est un coproduit de la filière biodiesel car il est constitué lors de la phase d’estérification de l’huile végétale de colza avec du méthanol. Pour une tonne d’huile estérifiée on obtient 0,1 T de glycérol. Ce coproduit était pour l’instant purifié à plus de 99,9 % pour des applications pharmaceutiques et des cosmétiques (il est notamment utilisé dans les pâtes dentifrices). Mais étant donné les quantités à venir, ces débouchés ne suffiront plus. En alimentation animale, le glycérol est un coproduit mal connu. En Allemagne il est déjà utilisé par les fabricants d’aliment ou incorporé directement dans les rations de gros élevages.
Contrairement au glycérol produit par les industries chimiques, le coproduit des biocarburants n’est pur qu’à 80-85 %. De plus on peut certaines fois retrouver dedans, du fait du process, du méthanol, des matières grasses, du phosphore, du potassium voire même du plomb ! Ceci a bien sûr un impact non négligeable sur les propriétés nutritionnelles du coproduit.
Ce problème mis à part, le glycérol en alimentation animale, notamment en bovins, aurait plusieurs avantages selon Karl-Heinz Südekum, de l'Université de Bonn, qui travaille sur le sujet. Il serait :
- une source d’énergie rapidement métabolisable qui peut remplacer une autre source de glucides aux même propriétés tel que le blé,
- un stabilisateur de la qualité sanitaire en empêchant le développement de moisissures
- un produit appétent du fait d’un goût très sucré, appétence qui peut permettre d’augmenter l’ingestion totale.
En bovin, les essais portaient sur des génisses qui ont ingérées 1 kg de glycérol par jour, avec un taux d’incorporation de 15% du concentré dans une ration de 14 à 15 kg de MS comprenant 40% de fourrage et 60% de concentrés. L’énergie nette en production laitière du composé pur est de 9,5 mégajoules (MJ) par kilo. Au niveau du rumen, le glycérol est fermenté en quasi totalité, sa production majeure est de l’acide propionique. Une faible, mais significative, quantité du coproduit peut tout de même être absorbée directement à travers le rumen. Contrairement à ce qui a pu être dit, le glycérol n’est donc pas considéré comme un compétiteur direct du propylène glycol.
En porcs et volailles, à 5% dans la ration le potentiel du glycérol est pleinement exploité (17,5 –17,6 MJ ME/kg). Ce taux peut être relevé à 10 % en volaille avec tout de même une légère baisse énergétique. Par contre on observe de fortes pertes en porcs pour ce même taux.
D’après La France Agricole du 6 avril 2007 et la présentation de Karl-Heinz Südekum, Université de Bonn, à la journée de l’AFTAA du 21 mars 2007.
Contrairement au glycérol produit par les industries chimiques, le coproduit des biocarburants n’est pur qu’à 80-85 %. De plus on peut certaines fois retrouver dedans, du fait du process, du méthanol, des matières grasses, du phosphore, du potassium voire même du plomb ! Ceci a bien sûr un impact non négligeable sur les propriétés nutritionnelles du coproduit.
Ce problème mis à part, le glycérol en alimentation animale, notamment en bovins, aurait plusieurs avantages selon Karl-Heinz Südekum, de l'Université de Bonn, qui travaille sur le sujet. Il serait :
- une source d’énergie rapidement métabolisable qui peut remplacer une autre source de glucides aux même propriétés tel que le blé,
- un stabilisateur de la qualité sanitaire en empêchant le développement de moisissures
- un produit appétent du fait d’un goût très sucré, appétence qui peut permettre d’augmenter l’ingestion totale.
En bovin, les essais portaient sur des génisses qui ont ingérées 1 kg de glycérol par jour, avec un taux d’incorporation de 15% du concentré dans une ration de 14 à 15 kg de MS comprenant 40% de fourrage et 60% de concentrés. L’énergie nette en production laitière du composé pur est de 9,5 mégajoules (MJ) par kilo. Au niveau du rumen, le glycérol est fermenté en quasi totalité, sa production majeure est de l’acide propionique. Une faible, mais significative, quantité du coproduit peut tout de même être absorbée directement à travers le rumen. Contrairement à ce qui a pu être dit, le glycérol n’est donc pas considéré comme un compétiteur direct du propylène glycol.
En porcs et volailles, à 5% dans la ration le potentiel du glycérol est pleinement exploité (17,5 –17,6 MJ ME/kg). Ce taux peut être relevé à 10 % en volaille avec tout de même une légère baisse énergétique. Par contre on observe de fortes pertes en porcs pour ce même taux.
D’après La France Agricole du 6 avril 2007 et la présentation de Karl-Heinz Südekum, Université de Bonn, à la journée de l’AFTAA du 21 mars 2007.
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qualité bactériologique,
tourteau de colza
vendredi 6 avril 2007
Réduire la variabilité des tourteaux gras
Une étude du Cetiom met en avant les procédés semi industriels (type atelier collectif mobile) de production d’huile de colza qui permettent d’obtenir un tourteau de colza beaucoup plus homogène que celui qu’on peut obtenir avec du pressage individuel. Le problème majeur du pressage à la ferme est la teneur en matière grasse du coproduit. Il reste de 12 à 30% de MG quand la graine est pressée a froid. Si l’on presse à chaud on peut faire descendre ce taux entre 7 et 11%.
Dans l’étude présentée par le Cetiom, deux nouvelles méthodes sont testées : aplatissage-cuisson-pression (ACP) et prépression-extrusion-pression (PEP). Avec ces deux procédés les tourteaux ont des taux de MG très faible pour du pressage à la ferme (entre 6 et 9%).
Après des essais à la ferme des Trinottières sur vaches laitières, on remarque qu’un kilogramme de tourteau de soja équivaut à 1,76 kg de ce tourteau ACP ou 1,68 kg du tourteau PEP (plus généralement on retient 1,5 kg de tourteau de colza = 1 kg de tourteau de soja). Ce changement induit une augmentation de l’ingestion de 2%, une augmentation de la production laitière (PL) et du taux protéique (TP), une baisse du taux butyrique (TB) - voir tableau. Parallèlement à ce tourteau produit plus homogène, l'huile fabriquée par ces deux mêmes procédés est mieux standardisée.

D’après La France Agricole – 30 mars 2007
Dans l’étude présentée par le Cetiom, deux nouvelles méthodes sont testées : aplatissage-cuisson-pression (ACP) et prépression-extrusion-pression (PEP). Avec ces deux procédés les tourteaux ont des taux de MG très faible pour du pressage à la ferme (entre 6 et 9%).
Après des essais à la ferme des Trinottières sur vaches laitières, on remarque qu’un kilogramme de tourteau de soja équivaut à 1,76 kg de ce tourteau ACP ou 1,68 kg du tourteau PEP (plus généralement on retient 1,5 kg de tourteau de colza = 1 kg de tourteau de soja). Ce changement induit une augmentation de l’ingestion de 2%, une augmentation de la production laitière (PL) et du taux protéique (TP), une baisse du taux butyrique (TB) - voir tableau. Parallèlement à ce tourteau produit plus homogène, l'huile fabriquée par ces deux mêmes procédés est mieux standardisée.

D’après La France Agricole – 30 mars 2007
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colza,
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tourteau de colza,
tourteau fermier,
tracabilité
jeudi 22 mars 2007
Les coproduits testés pour l’élevage
Avec le développement des biocarburants, des coproduits connus tels les tourteaux ou « nouveaux » comme les drèches vont arriver en grande quantité sur le marché. Les utilisations de ces coproduits en alimentation animale sont donc regardées de près.
A l’horizon 2010, ça ne seront pas moins de 700 000 à un million de tonnes de drèches supplémentaires qui feront leur arrivée sur le marché (Blé pour 80%, Maïs pour le reste). A coté de ces coproduits du bioéthanol, il y aura une augmentation de 1,5 à 2 Mt de tourteaux d’oléagineux qui rejoigneront donc les 1,8 Mt de tonnes produits actuellement (1,3 Mt de tourteau de colza et 500 000 t de tourteau de tournesol) d’après le Syncopac.
Si l’utilisation du tourteau de colza en substitution du soja pour les ruminants est assez développée, son utilisation en porcs et en volailles semble plus difficile mais les obstacles (digestibilité, appétence, risque nutritionnel) sont levés progressivement.
En drèches, les références en alimentation animale manquent cruellement. Là encore elles sont utilisées surtout en bovins mais les volumes à venir devraient inciter à une augmentation de l’utilisation en porcs et volailles.
Arvalis fait actuellement une étude pour tester les possibilités des drèches en monogastriques justement. Pour le porc à l’engraissement, la digestibilité idéale standardisée (DIS) de la MAT est équivalente à celle du tourteau de colza mais reste inférieur à celle du blé et du tourteau de soja. Mais du fait de leur plus forte concentration en protéines, les drèches apportent plus d’acides aminés que le blé pour un même volume. Aucun problème particulier n’est remarqué sauf peut être en volailles à cause d’une forte teneur en fibres.
Ces tests ne sont pas encore faits à partir de drèches issues d’usines de biocarburants qui seront sans doute de qualité supérieure vue la technicité des nouvelles usines.
Agrodistribution de février 2007 – Les coproduits testés pour l’élevage (non accessible en ligne)
A l’horizon 2010, ça ne seront pas moins de 700 000 à un million de tonnes de drèches supplémentaires qui feront leur arrivée sur le marché (Blé pour 80%, Maïs pour le reste). A coté de ces coproduits du bioéthanol, il y aura une augmentation de 1,5 à 2 Mt de tourteaux d’oléagineux qui rejoigneront donc les 1,8 Mt de tonnes produits actuellement (1,3 Mt de tourteau de colza et 500 000 t de tourteau de tournesol) d’après le Syncopac.
Si l’utilisation du tourteau de colza en substitution du soja pour les ruminants est assez développée, son utilisation en porcs et en volailles semble plus difficile mais les obstacles (digestibilité, appétence, risque nutritionnel) sont levés progressivement.
En drèches, les références en alimentation animale manquent cruellement. Là encore elles sont utilisées surtout en bovins mais les volumes à venir devraient inciter à une augmentation de l’utilisation en porcs et volailles.
Arvalis fait actuellement une étude pour tester les possibilités des drèches en monogastriques justement. Pour le porc à l’engraissement, la digestibilité idéale standardisée (DIS) de la MAT est équivalente à celle du tourteau de colza mais reste inférieur à celle du blé et du tourteau de soja. Mais du fait de leur plus forte concentration en protéines, les drèches apportent plus d’acides aminés que le blé pour un même volume. Aucun problème particulier n’est remarqué sauf peut être en volailles à cause d’une forte teneur en fibres.
Ces tests ne sont pas encore faits à partir de drèches issues d’usines de biocarburants qui seront sans doute de qualité supérieure vue la technicité des nouvelles usines.
Agrodistribution de février 2007 – Les coproduits testés pour l’élevage (non accessible en ligne)
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porc,
tourteau de colza
Conférence « biofuels » aux Pays-Bas – Possibilités d’incorporation
Lors de ce colloque quelques chiffres ont été donné sur les taux possibles d’incorporation. Par exemple les taux de DDGS (distillers grains secs, drèches de maïs ici) dans les formulations en élevage porcin pourraient être de 10 à 15% dans l’aliment starter, 15% en croissance, 10% en finition, et 20% pour l’aliment gestation et lactation. Ces taux pourraient même être augmenter de 50% ou 100% si les éleveurs acceptés des risques moindres quant aux performances. Ces chiffres sont valables ici pour des drèches de maïs, les valeurs pour la drèche de blé ne sont pas encore bien connues. Là encore le problème est que les teneurs énergétiques sont très variables selon les sources de ces coproduits, les process, les testeurs…
Pour les farines issues de colza, les incorporations possibles sont de 4 kg/jour maximum pour les vaches laitières, 1,2 kg/jour pour les bovins viande, 10% pour les porcs en engraissement, 5 à 10% pour les truies. Pour les tourteaux : 1,5 à 2 kg/jour pour les vaches laitières, 1 kg/jour pour les bovins viande, 7 à 10% pour les porcs à l’engraissement, 5 à 10% pour les truies. Les possibilités d’incorporation pour les porcelets sont encore à l’ étude mais devraient se rapprocher des valeurs valables pour les truies (5 à 10%).
La Revue de l’Alimentation Animale de janvier-février 2007 – Les dérivés du colza en force dans les formules ? et L’ère nouvelle des distillers grains (non consultable sur Internet)
Pour les farines issues de colza, les incorporations possibles sont de 4 kg/jour maximum pour les vaches laitières, 1,2 kg/jour pour les bovins viande, 10% pour les porcs en engraissement, 5 à 10% pour les truies. Pour les tourteaux : 1,5 à 2 kg/jour pour les vaches laitières, 1 kg/jour pour les bovins viande, 7 à 10% pour les porcs à l’engraissement, 5 à 10% pour les truies. Les possibilités d’incorporation pour les porcelets sont encore à l’ étude mais devraient se rapprocher des valeurs valables pour les truies (5 à 10%).
La Revue de l’Alimentation Animale de janvier-février 2007 – Les dérivés du colza en force dans les formules ? et L’ère nouvelle des distillers grains (non consultable sur Internet)
jeudi 1 mars 2007
Les dréches de blé en alimentation animale
François Morel d’Arleux de l’Institut de l’Elevage, aujourd’hui retraité, a beaucoup travaillé sur la valorisation des coproduits et notamment sur les drèches de blé. Sur
cette page du site de l’IE vous pouvez télécharger un document pdf récapitulatif sur l’apport de drèches de blé dans l’alimentation des bovins.
Toujours sur la valorisation des drèches de blé en alimentation animale, l’AGPB nous rappelle les propriétés intéressantes de ce coproduit :
- bon ratio en méthionine, lysine, thréonine et tryptophane, 4 acides aminés indispensables. En comparaison le soja ne contient pas assez de méthionine, il faut donc en ajouter dans la ration.
- une meilleure assimilation protéique du fait de ces ratios, et donc moins de protéines perdues dans les déjections. Ce qui implique par conséquent moins de risques de dispersion de nitrates dans les nappes d’eau.
- des possibilités intéressantes en alimentation pour monogastriques : porcs et volailles.
cette page du site de l’IE vous pouvez télécharger un document pdf récapitulatif sur l’apport de drèches de blé dans l’alimentation des bovins.
Toujours sur la valorisation des drèches de blé en alimentation animale, l’AGPB nous rappelle les propriétés intéressantes de ce coproduit :
- bon ratio en méthionine, lysine, thréonine et tryptophane, 4 acides aminés indispensables. En comparaison le soja ne contient pas assez de méthionine, il faut donc en ajouter dans la ration.
- une meilleure assimilation protéique du fait de ces ratios, et donc moins de protéines perdues dans les déjections. Ce qui implique par conséquent moins de risques de dispersion de nitrates dans les nappes d’eau.
- des possibilités intéressantes en alimentation pour monogastriques : porcs et volailles.
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mercredi 24 janvier 2007
Qualité nutritionnelle de l’huile et du tourteau de colza.
L’ AMSOL , Industrie des Semences de Plantes Oléagineuses,
et Proléa vantent les mérites de l’huile (pour l’alimentation humaine) et du tourteau de colza (pour l’alimentation animale). Le principal point fort du colza est son profil favorable en AG.
Le résumé en ligne .
L’ AMSOL , Industrie des Semences de Plantes Oléagineuses,
et Proléa vantent les mérites de l’huile (pour l’alimentation humaine) et du tourteau de colza (pour l’alimentation animale). Le principal point fort du colza est son profil favorable en AG.
Le résumé en ligne .
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porcin,
tourteau de colza
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