Un grand nombre de coproduits sont utilisés en alimentation animale. Cependant les informations sur leurs qualités nutritionnelles manquent cruellement, ce qui rend complexe leurs incorporations dans les rations.
Le Comité National des Coproduits qui travaille sur ces problématiques vient de publier le « Guide pour la prévision de la valeur nutritive des coproduits pour les ruminants ».
Le Guide accessible en ligne ici.
Titres des principales parties de l’ouvrage :
Les informations disponibles relatives au coproduit à étudier
Les analyses à mettre en œuvre pour caractériser le coproduit
Réflexions sur le choix des modèles de prédiction de la valeur des coproduits
Principe général de calcul de la valeur nutritive des coproduits
Exemple de démarche de prédiction de la valeur nutritive sur un coproduit d’extraction issu du tourteau de tournesol
jeudi 11 juin 2009
lundi 9 février 2009
Inauguration de l’usine Diester du Mériot (Aube)
Après plusieurs mois de retard, l’usine Diester du Mériot (10) a été finalement inaugurée le 5 février dernier par Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation.
Cette usine, située en plein cœur de la Champagne crayeuse, triture actuellement 800 000 t de graines de colza par an. A terme, elle en triturera 1,1 million pour 450 000 tonnes d’huile et 250 000 tonnes de Diester ® (Marque commerciale du biodiesel). Les coproduits de cette fabrication seront de 600 000 t de tourteau de colza et 25 000 tonnes de glycérine. Ce site, le plus important en Europe, représentera à lui seul 5% de la trituration européenne.
Malgré l’augmentation de capacité de trituration que représente l’usine du Mériot, la France restera tout de même importatrice de tourteau de colza.
Sources :
- France Agricole : site internet "Biocarburants: inauguration du site producteur de Diester au Mériot dans l'Aube" (accessible aux abonnés uniquement)
- AgraPresse : Semaine du 9 février 2009 – N° 3189 - "La plus grande usine de trituration d’Europe inaugurée dans l’Aube"
Cette usine, située en plein cœur de la Champagne crayeuse, triture actuellement 800 000 t de graines de colza par an. A terme, elle en triturera 1,1 million pour 450 000 tonnes d’huile et 250 000 tonnes de Diester ® (Marque commerciale du biodiesel). Les coproduits de cette fabrication seront de 600 000 t de tourteau de colza et 25 000 tonnes de glycérine. Ce site, le plus important en Europe, représentera à lui seul 5% de la trituration européenne.
Malgré l’augmentation de capacité de trituration que représente l’usine du Mériot, la France restera tout de même importatrice de tourteau de colza.
Sources :
- France Agricole : site internet "Biocarburants: inauguration du site producteur de Diester au Mériot dans l'Aube" (accessible aux abonnés uniquement)
- AgraPresse : Semaine du 9 février 2009 – N° 3189 - "La plus grande usine de trituration d’Europe inaugurée dans l’Aube"
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mardi 10 juin 2008
Biocarburants: l'Italie pour une révision de l'objectif européen de 10%
Après l’Allemagne, c’est au tour de l’Italie de vouloir revoir les objectifs d’incorporation des biocarburants à la baisse. En marge d’une réunion des Ministre de l’Energie, le responsable italien s’est prononcé pour un maintien des politiques favorisant les carburants verts mais avec des « objectifs raisonnables », c’est à dire plus faibles que les objectifs de l’Union Européenne. L’objectif des 10% de biocarburants en 2020 dans la consommation totale de carburants au sein de l’UE est donc une nouvelle fois mise à mal.
Les biocarburants sont actuellement au centre d’une polémique du fait de leur effet sur la crise alimentaire mondiale et des « émeutes de la faim » au travers le monde.
Source : La France Agricole (lien accessible aux abonnés)
Les biocarburants sont actuellement au centre d’une polémique du fait de leur effet sur la crise alimentaire mondiale et des « émeutes de la faim » au travers le monde.
Source : La France Agricole (lien accessible aux abonnés)
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lundi 19 mai 2008
Les biocarburants, un atout pour l’indépendance énergétique, l’agriculture et l’environnement
Pour retrouver le document "Les biocarburants, un atout pour l’indépendance énergétique, l’agriculture et l’environnement" publié en 2006 par le Ministère de l'Agriculture, il faut désormais aller dans les archives à l'adresse suivante http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/biocarburants_240407.pdf .
Résumé du document ici.
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mardi 29 avril 2008
L’intérêt du glycérol en alimentation animale
Lors de la journée de l’AFZ du 10 avril dernier, Patrick Chapoutot, professeur à AgroParisTech, a rappelé l’intérêt du glycérol en alimentation animale.
- Le glycérol provenant de la fabrication des biocarburants a une pureté de 63 à 99% selon le process utilisé.
- Ce que l’on appelle « glycérine » contient au minimum 80% de glycérol et au maximum 0.5% de méthanol.
- On n’observe pas de problèmes de qualité physique des granulés jusqu’à un taux d’incorporation de 15%.
En porc et en volailles :
- Aucun problème décelé pour des taux inférieur à 10% de glycérol pur.
- A 5% d’incorporation : l’énergie métabolisable (EM) est de 17,5-17,6 MJ/kg (soit 4,2 Mcal/kg).
- A 10 et 15% l’EM baisse à 3,3 Mcal en volaille et 2,4-2,6 en porcs.
En ruminants :
- Le glycérol est à différentier du propylène glycol.
- On ne constate pas de problème d’ingestion jusqu’à 1 kg/jour/vache.
- Le taux d’énergie du glycérol est de 1,2-1,3 UFL/kg.
Patrick Chapoutot a aussi rappelé lors de sa présentation que l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a émis le 3 mai dernier un avis sur le taux d’incorporation maximal de glycérine dans les aliments complets et complémentaires : ce taux ne doit pas dépasser les 10%.
- Le glycérol provenant de la fabrication des biocarburants a une pureté de 63 à 99% selon le process utilisé.
- Ce que l’on appelle « glycérine » contient au minimum 80% de glycérol et au maximum 0.5% de méthanol.
- On n’observe pas de problèmes de qualité physique des granulés jusqu’à un taux d’incorporation de 15%.
En porc et en volailles :
- Aucun problème décelé pour des taux inférieur à 10% de glycérol pur.
- A 5% d’incorporation : l’énergie métabolisable (EM) est de 17,5-17,6 MJ/kg (soit 4,2 Mcal/kg).
- A 10 et 15% l’EM baisse à 3,3 Mcal en volaille et 2,4-2,6 en porcs.
En ruminants :
- Le glycérol est à différentier du propylène glycol.
- On ne constate pas de problème d’ingestion jusqu’à 1 kg/jour/vache.
- Le taux d’énergie du glycérol est de 1,2-1,3 UFL/kg.
Patrick Chapoutot a aussi rappelé lors de sa présentation que l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a émis le 3 mai dernier un avis sur le taux d’incorporation maximal de glycérine dans les aliments complets et complémentaires : ce taux ne doit pas dépasser les 10%.
jeudi 24 avril 2008
Journée AFZ : Les filières animales dans la tourmente du marché des Matières Premières
Le 10 avril, s’est déroulé à AgroParisTech la journée de l’AFZ (Association Française de Zootechnie) sur le thème « les filières animales dans la tourmente du marché des matières premières ». Le but de cette journée était de savoir quelles étaient les causes de la brusque montée des prix des matières premières agricoles que l’on observe depuis plus d’un an maintenant. La grande partie des discussions a tourné autour de la part imputée – à tort ou à raison – aux biocarburants. Pour les différents économistes présents – Hervé Guillomard (INRA), Yves Dronne (INRA) – les biocarburants sont une des causes de cette flambée des prix mais sont loin d’être la seule. La faiblesse des stocks, qui ont été divisés par deux en 8 ans, mais aussi la spéculation boursière, les récoltes en forte baisse en Australie suite à la sécheresse, l’augmentation de la consommation de viande dans les pays émergents, la croissance de la population mondiale expliquent aussi la forte hausse du prix des matières premières agricoles.
Article de la France Agricole sur le sujet (accessible seulement aux abonnés).
Bientôt sur le site de l’AFZ toutes les présentations de la journée seront disponibles sous format pdf.
Article de la France Agricole sur le sujet (accessible seulement aux abonnés).
Bientôt sur le site de l’AFZ toutes les présentations de la journée seront disponibles sous format pdf.
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mercredi 23 avril 2008
Les agrocarburants, un atout ou une menace pour les ruminants ?
Dans son Dossier Economie de l’Elevage n° 373, l’Institut de l’Elevage a mis en avant les avantages et les inconvénients des agrocarburants d’un point de vue « élevage des ruminants ». Les biocarburants – ou agrocarburants comme certains préfèrent les appeler désormais - sont en ce moment au plein cœur d’une polémique, l’IE a donc voulu déterminer les impacts réels de ce secteur en pleine expansion.
L’impact est en fait double pour les filières ruminants :
- les ruminants sont les plus gros utilisateurs potentiels des coproduits issus du process de ces agrocarburants (drêches de céréales comme coproduits de la filière éthanol et tourteaux de colza –dans une moindre mesure de tournesol- comme coproduits de la filière biodiesel).
- les ruminants sont les premiers touchés par la « concurrence du sol » dans les zones de polyculture-élevage où les surfaces fourragères (prairies…) peuvent être remplacées par des surfaces en colza diester ou blé éthanol.
D’ailleurs sur le sujet délicat des surfaces nécessaires pour atteindre les 7% d’incorporation de biocarburants d’ici 2010 en France, il y a, là encore, sujet à débat. Pour l’IE, les surfaces nécessaires sont de 1,7 million d’hectares alors qu’elles ne sont que de 300 000 ha pour l’ONIGC (Office national Interprofessionnel des Grandes Cultures). Une différence pour le moins remarquable !
Par contre, si l’IE n’est pas convaincu de l’intérêt des agrocarburants pour l’élevage au sens large, il pense qu’il peut exister néanmoins des opportunités individuelles voire régionales. La proximité d’une usine fabriquant du biodiesel ou du bioéthanol pourrait représenter une vraie opportunité pour les élevages avoisinants s’approvisionnant « en frais ». Ce modèle est à rapprocher de ce qui a pu exister lors du développement des sucreries et des apports massifs en pulpes de betterave qui pouvaient fournir des ateliers d’engraissement « hors-sol » à proximité.
NB : Il est intéressant de noter que ce qui apparaît souvent comme la panacée aujourd’hui, les biocarburants dits de « deuxième génération », qui utilisent la plante entière (des plantes telles que le miscanthus, la luzerne…) paraissent encore plus dangereux pour l’IE que les biocarburants de première génération. En effet au niveau de la « concurrence pour l’utilisation du sol » ces futurs biocarburants pourront se développer dans des zones pour l’instant enherbées, incultivables avec des cultures classiques (blé, colza…) mais sur lesquels le miscanthus ou certaines essences d’arbres pourraient être plantées.
Lire ici le résumé du dossier sur le site de l’Institut de l’Elevage.
L’impact est en fait double pour les filières ruminants :
- les ruminants sont les plus gros utilisateurs potentiels des coproduits issus du process de ces agrocarburants (drêches de céréales comme coproduits de la filière éthanol et tourteaux de colza –dans une moindre mesure de tournesol- comme coproduits de la filière biodiesel).
- les ruminants sont les premiers touchés par la « concurrence du sol » dans les zones de polyculture-élevage où les surfaces fourragères (prairies…) peuvent être remplacées par des surfaces en colza diester ou blé éthanol.
D’ailleurs sur le sujet délicat des surfaces nécessaires pour atteindre les 7% d’incorporation de biocarburants d’ici 2010 en France, il y a, là encore, sujet à débat. Pour l’IE, les surfaces nécessaires sont de 1,7 million d’hectares alors qu’elles ne sont que de 300 000 ha pour l’ONIGC (Office national Interprofessionnel des Grandes Cultures). Une différence pour le moins remarquable !
Par contre, si l’IE n’est pas convaincu de l’intérêt des agrocarburants pour l’élevage au sens large, il pense qu’il peut exister néanmoins des opportunités individuelles voire régionales. La proximité d’une usine fabriquant du biodiesel ou du bioéthanol pourrait représenter une vraie opportunité pour les élevages avoisinants s’approvisionnant « en frais ». Ce modèle est à rapprocher de ce qui a pu exister lors du développement des sucreries et des apports massifs en pulpes de betterave qui pouvaient fournir des ateliers d’engraissement « hors-sol » à proximité.
NB : Il est intéressant de noter que ce qui apparaît souvent comme la panacée aujourd’hui, les biocarburants dits de « deuxième génération », qui utilisent la plante entière (des plantes telles que le miscanthus, la luzerne…) paraissent encore plus dangereux pour l’IE que les biocarburants de première génération. En effet au niveau de la « concurrence pour l’utilisation du sol » ces futurs biocarburants pourront se développer dans des zones pour l’instant enherbées, incultivables avec des cultures classiques (blé, colza…) mais sur lesquels le miscanthus ou certaines essences d’arbres pourraient être plantées.
Lire ici le résumé du dossier sur le site de l’Institut de l’Elevage.
lundi 21 janvier 2008
AgroSources 2008 : les avancées
Pour ceux qui étaient interessé par AgroSources 2008, voici leur dernier communiqué de presse. Pour retrouver toute l'actualité de l'évenement rendez-vous sur le site www.agrosources2008.com
"Qu’ils soient semenciers, firmes phytosanitaires, fabricants d’engrais, fabricants de matériels et d’équipements innovants, sociétés de services pour l’agriculture, fabricants d’aliment ou PME innovantes en relation avec les agro débouchés, ils vous donnent rendez-vous à AgroSources 2008 les 11 et 12 juin prochains à Saint Lupien dans l’Aube.
D’ores et déjà, ADVANTA, AGRI OBTENTIONS, BASF, BAYER CROPSCIENCE, BELCHIM, DE SANGOSSE, DOW AGROSCIENCES, DUPONT DE NEMOURS, EURALIS SEMENCES, EUROMASTER, FLORIMOND DESPREZ, JOUFFRAY DRILLAUD, MOMONT, MONSANTO DEKALB, PHILAGRO, PULVEXPER, RINGOT, SAME DEUTZ-FAHR, SYNGENTA AGRO, SYNGENTA SEEDS/CC BENOIST/HILLESHOG, YARA ont réservé leurs stands et leurs vitrines végétales au sein d’AgroSources 2008.
La présence de ces sociétés, partenaires des agriculteurs, va accroître la qualité et la quantité d’informations utiles pour un développement durable de la production agricole. Elle s’ajoute ainsi à celles d’ARVALIS Institut du Végétal, du CETIOM, de l’ITB, de l’UNIP, de la Chambre d’agriculture de l’Aube, de CRISTAL UNION, de NOURICIA, de la SCARA et du Groupe SOUFFLET.
Regroupant 20 cultures différentes sur 40 hectares et plus de 100 experts techniques, agronomiques, économiques, AgroSources 2008 apportera aux agriculteurs et aux professionnels agricoles des réponses concrètes, des arguments et des perspectives concernant les productions végétales valorisées dans les filières alimentaires et non alimentaires d’aujourd’hui et de demain."
"Qu’ils soient semenciers, firmes phytosanitaires, fabricants d’engrais, fabricants de matériels et d’équipements innovants, sociétés de services pour l’agriculture, fabricants d’aliment ou PME innovantes en relation avec les agro débouchés, ils vous donnent rendez-vous à AgroSources 2008 les 11 et 12 juin prochains à Saint Lupien dans l’Aube.
D’ores et déjà, ADVANTA, AGRI OBTENTIONS, BASF, BAYER CROPSCIENCE, BELCHIM, DE SANGOSSE, DOW AGROSCIENCES, DUPONT DE NEMOURS, EURALIS SEMENCES, EUROMASTER, FLORIMOND DESPREZ, JOUFFRAY DRILLAUD, MOMONT, MONSANTO DEKALB, PHILAGRO, PULVEXPER, RINGOT, SAME DEUTZ-FAHR, SYNGENTA AGRO, SYNGENTA SEEDS/CC BENOIST/HILLESHOG, YARA ont réservé leurs stands et leurs vitrines végétales au sein d’AgroSources 2008.
La présence de ces sociétés, partenaires des agriculteurs, va accroître la qualité et la quantité d’informations utiles pour un développement durable de la production agricole. Elle s’ajoute ainsi à celles d’ARVALIS Institut du Végétal, du CETIOM, de l’ITB, de l’UNIP, de la Chambre d’agriculture de l’Aube, de CRISTAL UNION, de NOURICIA, de la SCARA et du Groupe SOUFFLET.
Regroupant 20 cultures différentes sur 40 hectares et plus de 100 experts techniques, agronomiques, économiques, AgroSources 2008 apportera aux agriculteurs et aux professionnels agricoles des réponses concrètes, des arguments et des perspectives concernant les productions végétales valorisées dans les filières alimentaires et non alimentaires d’aujourd’hui et de demain."
mardi 26 juin 2007
Les biocarburants au menu des associations d’éleveurs
Avec l’objectif européen des 5,75 % d’incorporation de biocarburant dans les carburants fossiles d’ici 2010, les besoins en huile et en éthanol devraient concerner 12 millions d’hectare dans l’UE. La question, posée lors de l’assemblée générale du 15 juin de la section des éleveurs en association de la fédération, est de savoir si l’augmentation de ces surfaces consacrées à la fabrication des biocarburants pèsera ou pas sur les filières d’élevage et leur développement. En effet certaines céréales « secondaires » (orge, escourgeon…) pourraient voir leur sole diminuait fortement au profit du blé ou du colza. Mais si le marché des céréales sera, en effet, sûrement tiré vers le haut par les biocarburants, il y aura en contrepartie 40% de leur coproduits, drêches et tourteaux, qui pourront être utilisés en alimentation animale.
D’après France Agricole- 22 juin 2007
D’après France Agricole- 22 juin 2007
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mercredi 20 juin 2007
L'INRA donne des prix
Lors de la journée-conférence INRA du 14 juin concernant entre autre l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), une conférence a porté plus particulièrement sur l’impact des biocarburants dans l’Union Européenne. On peut relever quelques chiffres de prospectives intéressants. Avec l’arrivée des biocarburants (objectif de 7% en 2010), et d’après un rapport de la Commission Européenne, le prix du blé devrait augmenter de 8%, celui de l’huile de colza de 100% tandis que le tourteau de colza devrait voir son prix chuter de 56%. Avec un certain nombre de critères fixés, les chercheurs de l’INRA, eux, trouvent d’autres chiffres tout aussi intéressants : prix du tourteau de colza en 2010 estimé à 110 € (prix domestique), celui du tourteau de soja à 175 € pour la même année. Ils estiment aussi que les prix de la viande seront en baisse par conséquence : -1,2 % pour la volaille, -1,2 % pour le porc, -0,4 % pour les bovins.
Tout le diaporama ici.
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mardi 19 juin 2007
Cristanol : c'est parti
Cristanol c’est parti
La nouvelle usine de bioéthanol Cristanol (Cristal-Union) située à Bazancourt dans la Marne a commencé à fonctionner le 5 juin avec la ligne betterave. A terme cette ligne de production devrait représenter 1,5 Mhl de bioéthanol.
Pour retrouver toutes les infos sur Cristanol : cliquer ici.
D'après la France Agricole du 15 juin 2007
La nouvelle usine de bioéthanol Cristanol (Cristal-Union) située à Bazancourt dans la Marne a commencé à fonctionner le 5 juin avec la ligne betterave. A terme cette ligne de production devrait représenter 1,5 Mhl de bioéthanol.
Pour retrouver toutes les infos sur Cristanol : cliquer ici.
D'après la France Agricole du 15 juin 2007
mercredi 13 juin 2007
Drêches de blé : la nouvelle carte de l’alimentation animale
Selon le Céréopa, avec l’arrivée des usines de bioéthanol, ce ne sont pas moins de 700 000 tonnes de drêches de blé qui devraient arriver sur le marché de l’alimentation animale à partir de 2010 (50 000 t actuellement). Les fabricants d’aliments devraient donc en incorporer de plus en plus dans leurs formules encore faut il que la filière biocarburant communique sur le coproduit en question. En effet les drêches différent fortement selon leur usine de provenance. On peut distinguer 3 grandes classes de drêches :
- standard : 33% de protéines
- à faible teneur en protéines : issues de certaines usines étrangères
- à haute teneur en protéines (35-36%) : certains sites qui ont choisi un process particulier comme Cristal-Union.
Si en volaille, les drêches à haute valeur protéique devraient tirer leur épingle du jeu assez facilement, les drêches moins riches en protéines devraient plutôt rentrer en compétition avec le tourteau de colza pour l’alimentation bovine. Bien sûr, un des critères les plus important sera le prix, mais pour l’instant les prédictions sont assez prudentes. Caler sur le prix du soja ? Sur celui des céréales ? En tout cas ce coproduit, comme le tourteau de colza pour la filière Diester, pèsera 20% du chiffre d’affaire de l’activité et sera donc suivi de près par leurs fabricants.
D’après La France Agricole – 1er juin 2007
- standard : 33% de protéines
- à faible teneur en protéines : issues de certaines usines étrangères
- à haute teneur en protéines (35-36%) : certains sites qui ont choisi un process particulier comme Cristal-Union.
Si en volaille, les drêches à haute valeur protéique devraient tirer leur épingle du jeu assez facilement, les drêches moins riches en protéines devraient plutôt rentrer en compétition avec le tourteau de colza pour l’alimentation bovine. Bien sûr, un des critères les plus important sera le prix, mais pour l’instant les prédictions sont assez prudentes. Caler sur le prix du soja ? Sur celui des céréales ? En tout cas ce coproduit, comme le tourteau de colza pour la filière Diester, pèsera 20% du chiffre d’affaire de l’activité et sera donc suivi de près par leurs fabricants.
D’après La France Agricole – 1er juin 2007
lundi 11 juin 2007
France : l’Etat des lieux
Dans la revue de l’Alimentation animale d’Avril, les différents sites de fabrication de biocarburants en France sont rappelés ainsi que les quantités produites pour la période 2008-2009.
Biodiesel (à partir du colza ou du tournesol):
- Compiègne (180 t, Diester Industrie),
- Verdun (200 000 t, Ineos + 3 coopératives : EMC2, Nouricia, Champagne Céréales),
- Le Mériot ( 250 000 t, SNC Lavalin en collaboration avec Diester Industrie)
- Sète (180 000 t, Diester Industrie)
- Fos-sur-mer (200 000 t, Acciona Energie + Compagnie du Vent)
- Boussens (40 000 t, Diester Industrie)
- Bordeaux (200 000 t, Port de la Palice)
- Montoir-de-Bretagne (200 000 t, Cargill en relation avec Diester Industrie)
- Grand Couronne (260 000 t, Diester Industrie)
- Coudekerque (150 000 t)
Bioéthanol :
- Lacq (180 000 t, maïs, AB Bioenergy)
- Le Mériot* (100 000 t, blé, Soufflet)
- Lillebonne (200 000 t, blé, Tereos)
- Origny (200 000 t, betterave, Tereos)
- Nesle (50 000 t, amidonnerie de blé, Amylum)
- Bazancourt (250 000 t, betterave et blé, Cristal-Union)
- Beinheim (100 000 t, amidonnerie de blé Roquette)
- Bétheniville (15 000 t , Cristal-Union)
- Provins (Blé, BCE)
* Note du blogueur : L’usine SMBE du groupe Soufflet sera finalement construite à Pont-sur-Seine
Revue de l'alimentation animale, n° 605, avril 2007
Biodiesel (à partir du colza ou du tournesol):
- Compiègne (180 t, Diester Industrie),
- Verdun (200 000 t, Ineos + 3 coopératives : EMC2, Nouricia, Champagne Céréales),
- Le Mériot ( 250 000 t, SNC Lavalin en collaboration avec Diester Industrie)
- Sète (180 000 t, Diester Industrie)
- Fos-sur-mer (200 000 t, Acciona Energie + Compagnie du Vent)
- Boussens (40 000 t, Diester Industrie)
- Bordeaux (200 000 t, Port de la Palice)
- Montoir-de-Bretagne (200 000 t, Cargill en relation avec Diester Industrie)
- Grand Couronne (260 000 t, Diester Industrie)
- Coudekerque (150 000 t)
Bioéthanol :
- Lacq (180 000 t, maïs, AB Bioenergy)
- Le Mériot* (100 000 t, blé, Soufflet)
- Lillebonne (200 000 t, blé, Tereos)
- Origny (200 000 t, betterave, Tereos)
- Nesle (50 000 t, amidonnerie de blé, Amylum)
- Bazancourt (250 000 t, betterave et blé, Cristal-Union)
- Beinheim (100 000 t, amidonnerie de blé Roquette)
- Bétheniville (15 000 t , Cristal-Union)
- Provins (Blé, BCE)
* Note du blogueur : L’usine SMBE du groupe Soufflet sera finalement construite à Pont-sur-Seine
Revue de l'alimentation animale, n° 605, avril 2007
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mardi 5 juin 2007
Alimentation animale : les biocarburants redistribuent les rôles
Avec l’arrivée des usines de biocarburants et les coproduits qui en découleront c’est toute le marché de l’alimentation animale qui est en ébullition. Dans la France Agricole du 1er juin, un article reprend les dernières quantités énoncées de ces coproduits : 1,3 million de t de tourteau de colza, 550 000 t de drêches de blé et 160 000 t de drêches de maïs d’ici 2010. Si les fabricants d’aliment pour animaux s’estiment les mieux placés pour valoriser ces coproduits et veulent devenir des partenaires incontournables pour les éleveurs, l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) se préoccupe surtout de la qualité sanitaire de ces matières premières.
Sur ce dernier sujet, il faut noter qu’un règlement zoonose impose l’absence de salmonelles dans les aliments volailles dès 2008, et dans les aliments porcs dès 2009. Ces aliments subiront donc un traitement thermique, ce pourrait répartir différemment les rôles entre éleveurs et fabricants d’aliment.
Parallèlement à ces questions, les industriels de l’alimentation travaillent aussi sur les problématiques actuelles des éleveurs : rations sèches, gestion du temps de travail, conseils stratégiques… pour peu que ces services soient rémunérateurs.
La France Agricole – 1er Juin 2007
Sur ce dernier sujet, il faut noter qu’un règlement zoonose impose l’absence de salmonelles dans les aliments volailles dès 2008, et dans les aliments porcs dès 2009. Ces aliments subiront donc un traitement thermique, ce pourrait répartir différemment les rôles entre éleveurs et fabricants d’aliment.
Parallèlement à ces questions, les industriels de l’alimentation travaillent aussi sur les problématiques actuelles des éleveurs : rations sèches, gestion du temps de travail, conseils stratégiques… pour peu que ces services soient rémunérateurs.
La France Agricole – 1er Juin 2007
lundi 4 juin 2007
Les Coproduits aux Culturales 2007
Les 6 et 7 juin ont lieu les Culturales, évenement présenté par Arvalis - L'Institut du Végétal. Parmi les nombreuses conférences qui auront lieu, une présentation UNIP-CEREOPA parlera plus spécifiquement de la question des coproduits : Valoriser les co-produits des biocarburants en alimentation animale : à quel prix ?
Pour plus d’infos : http://www.lesculturales.com/fr/infos.htm
Pour plus d’infos : http://www.lesculturales.com/fr/infos.htm
jeudi 31 mai 2007
Définition d’un déchet
Définition d’un déchet : « Généralement, le déchet correspond avant tout à une matière dont le producteur industriel cherche à se défaire ou qu’il souhaite éliminer (mise en décharge, incinération, retour au sol, etc…). D’un point de vue zootechnique, un déchet est un produit résidu de la chaîne de fabrication dont les caractéristiques ne répondent pas à la législation en vigueur concernant l’alimentation du bétail et qui ne peuvent donc pas entrer directement dans la chaîne d’alimentation des animaux d’élevage. Certains déchets, après traitements, peuvent acquérir le statut de sous-produits utilisables en alimentation animale. »
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un sous-produit
- Définition d’un coproduit
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un sous-produit
- Définition d’un coproduit
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Définition d’un sous-produit
Définition d’un sous-produit : « Un sous-produit est un produit résidu qui apparaît durant la fabrication ou la distribution d’un produit fini. il est non intentionnel et non prévisible, et est accidentel. Il peut être utilisé directement ou bien constituer un ingrédient d’un autre process de production en vue de la fabrication d’un autre produit fini. »
Pour la plupart d’entre eux, ces sous-produits sont conformes avec la législation en vigueur concernant l’alimentation animale.
Ex : Produits finis non conformes, surplus, produits retirés de l’alimentation humaine pour défaut de présentation, emballages abîmés…
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un coproduit
Pour la plupart d’entre eux, ces sous-produits sont conformes avec la législation en vigueur concernant l’alimentation animale.
Ex : Produits finis non conformes, surplus, produits retirés de l’alimentation humaine pour défaut de présentation, emballages abîmés…
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un coproduit
Libellés :
alimentation animale,
définition,
Institut de l'Elevage,
process,
qualité
Définition d’un coproduit
Définition d’un coproduit : « Un coproduit est une matière, intentionnelle et inévitable, créée au cours du même processus de fabrication et en même temps que le produit principal. Le produit fini principal et le coproduit doivent tous les deux répondre à des spécifications de caractéristiques, et chacun est apte à être utilisé directement pour un usage particulier. »
Les coproduits sont aussi caractérisés par leur valorisation économique : marché spécifique du coproduit en question, cotation…
Ex : de coproduits d’IAA : tourteaux d’oléagineux (colza, tournesol, lin), drèches de céréales (blé, orge), pulpes de betterave, fibres et protéines de PdT…
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un sous-produit
Les coproduits sont aussi caractérisés par leur valorisation économique : marché spécifique du coproduit en question, cotation…
Ex : de coproduits d’IAA : tourteaux d’oléagineux (colza, tournesol, lin), drèches de céréales (blé, orge), pulpes de betterave, fibres et protéines de PdT…
Tiré de « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Voir aussi :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un sous-produit
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Qu’est ce qu’un coproduit ? un sous-produit ? un déchet ?
Aujourd’hui on nous parle de « coproduits » alors qu’hier on entendait que le terme « sous-produit ». Pourquoi ce changement de vocabulaire ? L’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) en collaboration avec le Comité National des Coproduits a retenu des définitions précises pour chacun de ces termes.
Le statut de coproduit, sous-produit ou déchet n’est jamais définitif. En effet ce statut ne dépend pas de la qualité intrinsèque des matières mais plutôt du contexte économique et socio-environnementale du moment, voire du niveau de gestion du producteur envers ces matières. Ex : des fruits invendus deviennent des déchets d’un jour sur l’autre sans que leur qualité propre soit modifiée.
D’après « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Définitions :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un sous-produit
- Définition d’un coproduit
Le statut de coproduit, sous-produit ou déchet n’est jamais définitif. En effet ce statut ne dépend pas de la qualité intrinsèque des matières mais plutôt du contexte économique et socio-environnementale du moment, voire du niveau de gestion du producteur envers ces matières. Ex : des fruits invendus deviennent des déchets d’un jour sur l’autre sans que leur qualité propre soit modifiée.
D’après « Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires », 2000, Ademe Editions, 76 pages.
Définitions :
- Définition d’un déchet
- Définition d’un sous-produit
- Définition d’un coproduit
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mercredi 30 mai 2007
Qui vendra les coproduits ?
Avec l’implantation des usines de biocarburant sur l’ensemble du territoire, un point majeur est soulevé par les acteurs des filières animales : qui commercialisera les drèches , tourteaux , pulpes et autres coproduits sortant de ces usines ?
Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».
Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…
En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.
*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »
D’après Agra.
Selon Adolphe Thomas, le président du Snia (Industriels de la nutrition animale), il y aura, à l’horizon 2010, des quantités de coproduits importantes du fait du développement des biocarburants. Cela représenterait pour cette date plus de 1,3 millions de tonnes de tourteaux, en colza essentiellement, 555 000 tonnes de drèches de blé et 160 000 tonnes de drèches de maïs. D’après lui , c’est l’industrie de l’alimentation animale qui « semble la mieux placée pour valoriser ces coproduits ».
Les fabricants de biocarburants semblent aller dans le même sens. Hors de question de voir les agriculteurs venir avec leurs remorques sur les sites de production pour acheter leurs tourteaux ou leurs drèches. La dimension et la production journalière des usines ne permettent pas une vente au détail pour chaque agriculteur. Toutefois la filière ne s’interdit rien dans la commercialisation de ces coproduits : vente des coproduits par l’intermédiaire des fabricants d’aliment, par leur propre entreprise. Pour les drèches de blé ils n’excluent pas la possibilité de vendre en humide ou en sec, voire de séparer les sons*…
En 2006, les industriels de l’alimentation animale ont connu une mauvaise année : volumes vendus en baisse pour la 5ème année consécutive, prix des matières premières en forte hausse, grippe aviaire. Ils espèrent bien que les années à venir seront meilleures et comptent beaucoup sur l’arrivée de ces coproduits de biocarburants.
*Possible qu’avec un certain type de process : le process dit « Origny »
D’après Agra.
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